Le gouvernement guinéen a pris très sérieux le préavis de grève générale déposé hier mardi, 07 novembre 2023, par le mouvement syndical. Une décision qui fait suite à l’échec des négociations avec le gouvernement et le patronat.
À en croire Abdoulaye Barry, président de la commission des négociations du mouvement syndical, dès l’annonce de ce préavis de grève, le gouvernement, à travers le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, ceux de l’économie et des finances, du travail et de la fonction publique, a rencontré sa commission, afin de renouer le fil des négociations, pour trouver un consensus autour de leurs points de revendications.
‘’Hier, nous étions au ministère de l’administration du territoire avec le ministre Mory Condé, le ministre Julien Yombouno et celui du budget avec l’équipe de la négociation côté gouvernemental’’, a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les négociations vont se poursuivre ce mercredi 08 novembre.
‘’Nous allons nous retrouver aujourd’hui, au ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation’’, a-t-il indiqué.
Poursuivant, le syndicaliste a indiqué que malgré l’annonce d’un préavis de grève, les portes du mouvement syndicat restent toujours ouvertes aux négociations. Et que, si le gouvernement revient à des meilleurs sentiments, les parties peuvent trouver un accord.
‘’Nous sommes toujours disponibles au dialogue pendant ces deux jours. Si le gouvernement revient à de meilleurs sentiments, il n’y a pas de problème. Revenir à de meilleurs sentiments, c’est de faire des propositions concrètes. Nous leur avons dit, pour qu’on puisse respecter la classe ouvrière, au minima, il faut faire une augmentation à partir de 50%. Je pense qu’à partir de ça, on pouvait vraiment se comprendre, parce que nous avons indexé aujourd’hui l’impact des négociations. La moyenne d’augmentation est de 459.000 francs guinéens, on ne peut pas négocier avec ça. Quand on doit faire des augmentations surtout avec les salaires misérables aujourd’hui, il faudrait que ça soit quelque chose de constant. Que le moins qui n’a rien senti, puisse avoir 1 million. Le gouvernement a pris les choses au sérieux, on va se retrouver aujourd’hui. Si le gouvernement revient à de très bons sentiments, pourquoi qu’on ne puisse pas sortir avec un accord’’, a-t-il assuré.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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