Engagée plus que jamais, l’union des chasseurs traditionnels de la Haute Guinée, se lance sur plusieurs les fronts, tant sur le plan sécuritaire, économique que sur le plan alimentaire. Chaque année, cette association obtient plus de 50 sacs de riz après la moisson malgré leurs maigres moyens.

Cette année, elle a été plus ou moins bonne, affirme Moussa Koulibaly, le coordinateur de la structure des Donzos du Gbèkandjamana et porte-parole par circonstance, en marge de la moisson de leur champs de riz cultivé sur un espace de près de 3 hectares.

‘’Comme chaque année, ce sont des chasseurs des différentes sous-préfectures qui se sont réunis ici aujourd’hui avec les femmes Donzos, pour récolter le riz que nous avons cultivé cette année. Ce que nous obtenons, nous les utilisons dans nos différentes rencontres. Dieu merci, la récolte à été bonne comme les années précédentes, on a pas mal de sacs de riz’’, a-t-il déclaré.
Dans cette tache, les difficultés ne manque pas. Par manque d’accompagnement financier et matériel, ils sont obligés de cotisés. « Le travail que vous voyez, nous avons fait de collecte entre nous-mêmes. Si non, Il y a le ministre de l’agriculture, qui a tous les moyens pour venir à notre secours et nous accompagner, pour que nous les chasseurs traditionnels puissions cultiver. Si nous cultivons, ce n’est pas seulement les Donzos qui vont en bénéficier, mais aussi la population. Mais, fort malheureusement, en Guinée, les gens qui travaillent sur le terrain sont oubliés au profit de ces gens qui montent des faux projets, et on débloque des montant colossaux pour leur donner. Et nous, c’est la pratique comme vous le voyez».

Prenant part à cette activité de récolte, Fatoumata Keita, chasseuse traditionnelle, venue de Hamana Balato, un village de Kouroussa, lance son cri de cœur aux autorités guinéennes, et au ministre de l’agriculture en ces termes. « Ça fait longtemps que nous faisons ces travaux, mais notre grand souci, c’est comment avoir des intrants agricoles. Nous travaillons de façon archaïque. Alors, nous demandons à son excellence le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya et son Ministre de l’agriculture Mamoudou Nagnalèn Barry, de nous aider dans ce sens, nos ambitions son grande » a-t-elle fait savoir.
A rappeler qu’en marge de ces activités régaliennes, la confrérie des chasseurs traditionnels de la Haute Guinée a obtenu un accord de partenariat pour la protection des faunes et flores avec le ministère en charge de l’environnement.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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