Depuis l’annonce par le Ministère du Travail et de la fonction publique du recrutement de nouveaux fonctionnaires, plusieurs candidats se bousculent dans les différentes communes urbaines du pays, pour l’obtention des documents leur permettant de participer au concours.
À Boké, les candidats au recrutement à la fonction publique sont partagés entre désespoir et inquiétude. Mamadou Lamine Bah, diplômé sans-emploi venu de la sous-préfecture de Kamsar, raconte son calvaire.
‘’Je suis diplômé depuis 2010 et je n’ai jamais eu d’emploi. Depuis que j’ai entendu qu’il y a un nouveau recrutement, je me bats corps et âme pour participer. Le seul problème est lié aux documents biométriques. Depuis une semaine maintenant, chaque jour, je viens à la commune urbaine ici pour voir comment est la situation. Mais c’est toujours la même chose. Je demande au ministre du travail et de la fonction publique d’accepter qu’on utilise les anciennes cartes d’identité’’, a-t-il plaidé.
Comme son prédécesseur, Mamadouba Soumah, aussi diplômé sans-emploi, a également plaidé pour l’utilisation des anciennes cartes d’identité nationale.
‘’Je demande au ministre du travail et de la fonction publique d’accepter l’utilisation des anciennes cartes d’identité. Et après, ceux qui seront admis au concours, de chercher les documents biométriques. À cette allure, beaucoup risquent de rater ce concours, parce que c’est pas facile d’avoir les documents biométriques à temps’’, a-t-il lancé de son côté.
Mariama Diaby est diplômée en sociologie depuis 2015. Elle reste partager entre inquiétude et désespoir. ‘’Toute ma famille s’est battue pour que je puisse étudier. Aujourd’hui, je suis l’espoir de celle-ci. Depuis qu’ils ont annoncé ce recrutement, je suis à tous les coups pour obtenir les documents demandés. Mais, à la commune urbaine ici, c’est difficile. Il y a trop de monde. Je suis vraiment dans le désespoir et pourtant, je souhaite honorer ma famille en participant à ce concours…’’, a-t-elle soulignée.
Depuis Boké, Saïkou BAH, pour Lerevelateur224.com.