L’insécurité devient de plus en plus inquiétante à l’intérieur du pays. Ce mercredi 18 Octobre 2023, à Thioukoungol, sur la route nationale Mamou-Faranah, un homme âgé d’une quarantaine d’années, a été victime d’une attaque à main armée, rapporte notre correspondant régional.
Selon nos informations, les malfrats ont réussi à lui dépouiller une forte somme d’argent, puis le blesser, avant de prendre la poudre d’escampette. La victime El hadj Tahirou, éleveur de profession, revient sur sa mésaventure.

‘’Je suis sortie de chez moi vers 8h 20, je suis allé jusqu’à la station-service de Tambassa, j’ai carburé mon véhicule, après j’ai continué jusqu’à ce que j’ai dépassé le poteau tout près de doukiwal, en allant vers thioukougole. C’est là-bas que les bandits m’ont rejoint, entre-temps, j’ai entendu un coup de fusil, ils ont tiré sur deux pneus, après, un d’entre eux est venu me dire je vais te tuer!
J’ai répondu d’accord, il s’est dirigé vers moi, il a encore tiré sur la porte, la balle a atteint mon pied, c’est tout de suite à l’hôpital qu’ils ont extrait la balle dans mon pied. Ils m’ont dit où est l’argent, j’ai dit d’accord, ouvre le coffre, le temps pour lui de se tourner vers le coffre, son ami avait déjà pris l’argent. Mais il m’a dit descends, viens ouvrir le coffre, son ami a répondu en disant allons, j’ai déjà pris l’agent. Après ils m’ont retiré mon téléphone, ils sont partis sur les motos armes en main, en faisant des tirs de sommations’’, a-t-il raconté.
Selon la victime, les assaillants avaient des armes PMK au cours de leur opération digne d’un film hollywoodien. Ils étaient sur deux motos, l’une transportait trois personnes.
‘’Je ne peux pas les reconnaître, je n’accuse personne, mais un d’entre eux était encagoulé. Pour le moment, je ne peux pas dire avec exactitude le montant volé, parce que je n’avais pas fini de mobiliser tout le montant, je partais au marché hebdomadaire de Berteya.
Après l’acte, j’ai fais appel à mes parents, nous avons pris le véhicule jusqu’à doukiwal, mais on ne pouvait plus continuer, parce que les pneus étaient déjà gâtés. Après, on a signalé une moto tricycle pour venir à la compagnie de la gendarmerie. De là-bas, nous sommes allés à l’hôpital pour les premiers soins. Arrivés aux urgences, il y avait beaucoup de personnes à l’intérieur, mais comme moi j’ai la maladie de diabète, nous sommes repartis chez M. Diaby.
J’étais avec mes enfants sur le lieu de l’attaque, mais eux ils ne se sont pas blessés, seulement ils (bandits) avaient fouiller les enfants, mais il n’y avait rien dans leurs sacs, sauf des habits’’, a-t-il déclaré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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