Dans son discours tenu à la tribune des Nations-Unies, le Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition a interpellé les africains à prendre leur destin en main. Ce pan du discours du Chef de la junte, est loin de faire l’unanimité dans l’opinion.
Certains trouvent contradictoire d’inviter les africains à prendre leur destin en main, pendant que les États africains continuent à tendre la main aux institutions internationales, pour soit financer les projets de développement ou soit d’organiser des élections. Contrairement à ceux-ci, Dr. Faya Millimouno, président du BL ne trouve aucune contradiction dans les propos du Colonel Mamadi Doumbouya. Il indique que l’argent que les institutions donnent pour financer les élections ou pour réaliser des projets de développement, est un droit pour chaque pays membres de ces institutions.
Pour lui, le fait pour l’Afrique de prendre son destin en main, n’enlève à rien ce droit aux Etats membres de bénéficier de l’accompagnement des institutions internationales et régionales.
‘’Dans le discours, effectivement, le Colonel interpelle chacun de nous à prendre notre destin en main. Le fait que nous prenions notre destin en main, ne veut pas dire que les instruments internationaux auxquels nous avons adhéré, dans lesquels nous contribuons nous aussi. Parce que quand on dit la Guinée attend de l’aide par exemple du PNUD pour l’organisation du recensement général de la population et de l’habitat, il faut comprendre que la Guinée est contributrice dans cette institution là. Et donc, ce qu’on demande, c’est juste notre code part dans ça. Il n’y a aucune contradiction de demander ce que nous avons de droit. Si nous participons à la francophonie, nous payons des redevances, si nous participons aux Nations-Unies, nous payons nos cotisations, si nous participons aux institutions sous-régionales, nous payons nos contributions. Donc, c’est une manière de demander nos droits à ce niveau-là. Il faut que cela soit également respecté. Cela ne va pas à l’encontre du fait que ça soit nous-mêmes qui prenions notre destin en main. Il n’y a pas de contradiction’’, a-t-il déclaré chez nos confrères d’Espace FM.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
