Mahmadou Issoufou, même après son départ du pouvoir, a continué à vivre, aux crochets de la République et aux frais du contribuable nigérien. Mohamed Bazoum, légaliste et républicain, qu’il a livré aux chiens, a maintenu sa vie de Président bien qu’il n’en avait plus le statut officiel. La garde n’a pas changé, l’intendance du Palais a veillé à ce que rien ne lui manque. Au point qu’il menait grand train, si ostantoire, qu’il revenait au Trésor public plus cher que Mohamed Bazoum, le président en exercice, plus sobre et regardant à la dépense. Aujourd’hui encore, après la tentative de coup d’Etat qui a écarté, l’élu du peuple nigérien du pouvoir, l’a éloigné des manettes, Mahmadou Issoufou, continue à se la couler douce. Tchiani, redevable à lui de menus services, bénéficiant de son soutien dans son aventure périlleuse, continue d’assurer sa garde par ses hommes. Comme dans un passé récent, le gîte et le couvert, sont garantis par l’intendance du Palais, le changement dans la continuité pour l’ancien président choyé des putschistes.
Mahmadou Issoufou, au moment où les Nigériens, broient du noir à cause de sa duplicité et de l’aventurisme de son éternel chef de garde, a droit à une vie douillette et confortable.
Qui peut encore faire confiance à un tel homme qui, pour son égo et ses privilèges sordides, conduit le peuple qu’il a dirigé, en enfer ?
Samir Moussa
Niamey