Le procès des leaders du front national pour la défense de la constitution (FNDC), vient de s’ouvrir devant le tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la cour d’appel de Conakry. Accompagnés de leurs avocats, Oumar Sylla amis Foniké Menguè et Ibrahima Diallo font leurs dépositions devant le juge Kabinet Keita.
Ces activistes de la société civile sont poursuivis pour des faits présumés de participation délictueuse à un attroupement, complicité de destruction d’édifices privés et publics, coups et blessures volontaires, délits prévus et punis par les articles 627, 523, 239 et 19 du Code pénal. Le responsable des opérations du FNDC est le premier à comparaître. A la barre, Ibrahima Diallo est revenu sur les conditions de son arrestation.
‘’Le 30 juillet 2022, j’ai été informé que j’allais être arrêté, j’ai dit à mon avocat de prendre attache avec le procureur, afin qu’il émette une convocation pour que je me présente librement. Dans la soirée, quelqu’un d’autres m’a informé que la BRI doit procéder à mon arrestation. On a évacué les enfants et quand l’équipe est venue, mon avocat m’a dit de partir avec eux, pour éviter qu’ils ne commettent des violences’’, a-t-il relaté.
A la question de savoir s’il reconnais les faits qui lui sont reprochés, Ibrahima Diallo a répondu par la négative.
‘’Je ne connais absolument rien ces faits et je ne les reconnais pas. Je suis un acteur de la société civile, je mène un combat pour le retour à l’ordre constitutionnel, contre la confiscation du pouvoir par la junte. Le 28 Juillet, j’ai été empêché de sortir exercer librement mon droit de manifester, consacré par la charte de la transition’’, a-t-il souligné, répondant aux questions du procureur Amadou Oury Barry.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.