Ironie du sort. C’est au moment où Youssouf Boundou Sylla tente , désespérément, de museler Habib Marwane Camara, qu’il voudrait poursuivre pour l’avoir , soit-disant , diffamé, que lui-même, aujourd’hui, est épinglé par ses confrères qui découvrent avec le temps et le recul que le « scandale de détournement » qu’il avait prétendu révéler n’est ni plus ni moins qu’un tissu de mensonges et d’inventions. » L’enquête » , jadis, brandie comme un trophée de guerre tourne à la croix qu’il est condamné à porter avant même qu’il ne réponde de sa forfaiture médiatique devant Dame Thèmis, incapable, tout seul, de faire amende honorable en revenant devant la même opinion abusée par lui pour reconnaître qu’il s’est fourvoyé sur toute la ligne. En attendant, il continue à avoir le sommeil troublé et hanté par les fantômes de ses nombreuses victimes innocentes, mais, depuis un moment aussi, par les révélations fracassantes de l’intrépide Marwane qui redore le blason de la presse qu’il a terni tout le temps qu’il y officiait, nous réconcilie aussi avec le journalisme d’investigation dont Youssouf Boundou Sylla avait fait le prétexte pour nuire, racketer, se donner une certaine stature de citoyen engagé et patriote.
Chaque jour qui passe, l’édifice de l’ancien soudard de Guineenews s’effondre comme un château de cartes. L’Agence Française de développement , AFD, citée dans l’article , tombé en désuétude de Boundou Sylla , lui-même, décrédibilisé pour toujours, a commandité un audit interne qui révéle que ses fonds alloués au Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, sous le magistère de Zenab Dramé, n’ont pas été dérobés par cette dernière. Contrairement, aux élucubrations de Youssouf Boundou Sylla qui avait l’ambition de succéder à la ministre en la jettant en patûre à une opinion défiante à l’encontre des élites dirigeantes, friande des cabales destructrices et des montages accablants contre les gestionnaires. Il ne lui a pas succédé comme il l’a rêvé, mais, il est dans les murs du Ministère qu’il a vilipendé comme secrétaire général. Arrive-t-il à lever la tête devant le personnel, car si la ministre fut la principale cible, c’est tout le Ministère qui a trinqué ? Personne, n’a porté, à ce jour, plainte contre lui. C’est pourquoi, il se permet encore de narguer l’opinion en traînant devant les tribunaux un citoyen plus honorable que lui, un journaliste meilleur que lui, plus rigoureux et professionnel que lui. C’est la « Faute » au CNRD qui a changé le film de sa vie de » néant » à » géant » , cependant, aux pieds d’argile ».
La justice devant laquelle Youssouf Boundou Sylla avait refusé de comparaître , lorsqu’il y avait été attrait pour diffamation, ne devrait-elle pas d’abord lui demander des comptes pour son outrage, avant de recevoir sa plainte ? Quelqu’un qui, en toute impunité, s’en était pris à tout le monde, a usé et abusé de sa plume douteuse, à tous points de vue, pour porter atteinte à l’honneur et à la réputation de personnalités publiques, est-il fondé, en tant que serviteur de l’Etat de refuser de s’expliquer de ses actes et faits de gestion ? Bénéficierait-il d’un statut particulier ou d’une immunité absolue dans le pays?
Les faussaires , les tricheurs et les imposteurs ne peuvent jouir des faveurs de l’opinion ni bénéficier de la protection de la justice. Malheureusement, pour notre plaignant, un bourreau qui veut se mettre à la place de la victime, un loup qui ne sera jamais un agneau.
Amadou Sylla.