L’attribution d’une autorisation d’exploitation du segment FIXE à la société Orange-Guinée provoque de grands remous au sein du secteur.
Après la contestation de la décision par des cadres du département et de L’ARPT par rapport aux conditions illégales et opaques d’attribution par voie d’autorisation, les Professionnels en la matière alertent, eux, à leur tour, du danger que court le pays en voulant favoriser un opérateur déjà ultra-dominant sur le segment Mobil à travers le marché national, detenu à plus de 70%.
Après avoir révélé ce scandale dans un article intitulé: La Guinée sur le chemin de perdre sa souveraineté Numérique?, le DG de l’ARPT, mouillé à fond, joue à l’avocat au lieu de celui du régulateur, soumis à la neutralité.
Sur l’argument très fragile du plus grand investisseur dans le secteur?
C’est ridicule. Voire même le signe d’une certaine meconnaissance du véritable rôle d’un régulateur. De même que Orange, si les autres opérants dans le secteur avaient bénéficié du même soutien et traitement, la concurrence allait être plus soutenue.
Ensuite, l’argument sur une prétendue licence globale?
Des spécialiste sont fermes à propos. Le segment FIXE n’entre aucunement dans ce cadre. Son attribution se fait plutôt avec des fréquences à travers le ministère des Postes et Télécommunications. Et comment comprendre qu’avec la licence globale, Orange vienne écrire à L’ARPT pour une autorisation? C’est incompréhensif.
En plus, pour s’arrêter là, avant de suivre les accrobaties du très régulateur “avocat” de Orange Guinée, c’est l’incapacité de l’autorité de garantir l’égalité dans le traitement entre les opérateurs dans le secteur.
Quel avenir pour Guinée Télécoms?
On sait tous, sans rien n’apprendre à personne, qu’un État qui se retrouve face à un seul opérateur qui monopolise le secteur de la téléphonie s’expose à un véritable risque de chantage.
Prochainement, je vous parlerai de l’impact de la suppression des appels de la redevance On-Net.
Marouane.