Il est plus facile de déclencher un dialogue serein, fructueux et rentable autour d’une table à ciel ouvert que de le circonscrire dans un labyrinthe aux contours hallucinants. Tel semble illustrer l’allure des concertations entre le gouvernement de transition du Comité National du Rassemblement pour le Développement ( CNRD) et les forces vives de Guinée ( FVG).
Campronne’ mordicus sur son « qui vive », le CNRD doit être flegmatique et comprendre aussi que les FVG n’ont pas encore abattu toutes leurs cartes. Alors si ce bras de fer n’est pas denoué aussitôt, il peut catalyser et exacerber un préjudice au processus en cours et au risque que la demesure mûrisse en produisant les épines d’erreurs faites de remords et de larmes (Eschyle, Dramaturge grecque).
Au cours d’une conférence de presse internationale, le pape François a pris le soin de signaler aux esprits lucides que les gouvernements de transition ont empiriquement démontré leur tendance à prendre goût et à s’éterniser au pouvoir avec un assoiffement égoïste de dilapidation des ressources au détriment des populations en détresse. Cette mise en garde du pape pointait le curseur sur l’euphorie des vicissitudes d’un pouvoir agité avec des mandats prolongés et emprisonnements tous azimuts.
A cet égard, les tentatives d’évaluation des sanctions ont tendance à faire croire qu’elles contribuent à endurcir davantage les postures de la transition en connivence avec un engagement civique des populations soucieuses des enjeux socio économiques du pays. D’ores et déjà, dans un contexte d’embargo décrété par la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de ‘Ouest), le CNRD semble semble avoir réussi quelques exploits spectaculaires qui ont recueillit des applaudissements avec ses grands travaux d’infrastructures routières et un allègement de la dette publique à hauteur de 180,000,000 USD. Tout cela entre le dernier trimestre 2021 et le second trimestre 2022. Ensuite, bête noire de la corruption éhontée qui avait lié les mains aux pieds de toute tentative de décollage économique de la Guinée, la Cours des infractions Économiques et Financières (CRIEF) a porté une lueur d’espoir et de confiance retrouvée aux regards éteints des observateurs internationaux.
Par ailleurs, il faut comprendre que l’idée d’utiliser les instruments économiques et financiers pour intimider et impacter négativement les politiques socio économiques est aussi ancienne que les sociétés anciennes mais ces sanctions sont parfois contre-productives et elles peuvent même apporter souvent un soutien de légitimité à certains gouvernements de transition. Même avec ces sanctions qui visent viscéralement le budget, le PIB (Produit Intérieur Brut) guineen a enregistré un bond de 4.9% à 5.7% en 2022 tout près tandis que le déficit de la balance courante a baissé de 11.1% à 9.8% pendant la même période.
Tout ceux ci pris dans l’ensemble favorisent et donnent déjà une image de marque au gouvernement de transition du CNRD en gestation mais. cela n’incarne suffisamment le modèle de développement souhaité pour éviter les soubresauts dévastateurs tant que les contours des concertations demeurent toujours opaques pour galvaniser un meilleur ancrage du processus de negotiations en cours afin de prévenir les inimitiés, les froideurs, les indifférences et le sourd antagonisme qui ont longtemps germé et endurcit l’esprit clanique de part et d’autre.
Pour inhiber cet état d’esprit profondément ancré chez la plupart des politiques et autres acteurs de la société civile guineenne, le CNRD doit sortir de sa coquille et consentir sans compromettre ou renoncer à ses mesures de précaution avec une résolution évolutive qui doit inclure les érudits en la matière tels que l’ancien premier ministre Kabinet komara, Dr Mohamed Ibrahim de la fondation MO IBRAHIM, en passant par la BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT et quelques notables institutions financières en gage comme « Power Broker » pour une transition réussie et convoitée. Ainsi la Guinée regagnera sa lueur d’antan. comme destination privilégiée des investissements directs étrangers (IDE) susceptible de provoquer des changements socio économiques aux éclaboussures étincelantes et fulgurantes. L’heure n’est plus à l’hésitation et le temps presse.
Plus loin, les études empiriques ont démontré que le flux de ces Investments directs étrangers (IDE) ont toujours défié les turbulences socio économiques dans les pays en développement (GLOBAL TREND INVESTMENTS) indiquant ainsi la corrélation dialectique entre les Objectifs du Développement Durable (ODD) et la quiétude socio politique du pays.
La dichotomie et l’évolution à pas pesants entre les protagonistes ne bénéficient nullement l’avantage compétitif de la Guinée pour une meilleure relance de son économie afin de calmer les esprits soucieux de culture de progrès.
Hélas, n’est pas fonction de la vitesse d’une ruse camouflée mais surtout de sa capacité d’édifier et d’élucider la lanterne de la compréhension des uns et des autres avec élégance et simplicité. Plus les concertations stagnent et perdurent, plus l’obscurantisme démesuré est probable pour sombrer dans les erreurs du passé et l’histoire risque de se répéter . Alors pour déjouer le scénario d’une « trappe à la transition prolongée » , le CNRD et Les FVG doivent retenir dans leur mémoire collective qu’ils sont pour servir un dénominateur commun : LA GUINÉE.
Ibrahim k kaba
Conseiller à kaloum
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