La rencontre de ce jeudi 16 mars entre les forces vives et le Gouvernement de transition, sous l’égide des autorités religieuses, à la suite de la première, n’aura pas finalement lieu. Les forces vives ont décliné l’invitation à une nouvelle séance avec les leaders religieux dans leur tentative de médiation pour rapprocher des positions, trop éliognées sur fond de dialogue de sourds. Les opposants à une conduite unilatérale de la transition et au harcèlement des leaders politiques et acteurs de la société civile , n’ont pas été rassurés par les premiers contacts. Ils ont noté des divergences profondes dans les rangs du pouvoir et beaucoup de rivalités et tensions entre ses dirigeants civils et militaires. La décision semble aussi se prendre ailleurs où il faut croire qu’il n’y a pas qu’un seul décideur auquel tous obéissent. Car, malgré la volonté du premier ministre d’obtenir de son camp, l’abandon de toute poursuite contre Abdoul Sacko, membre actif, des forces vives, issu de la société civile, les lignes ne bougent pas. Interpellé, à la veille du premier round des discussions, avant d’être libéré, il se trouve encore dans les couloirs de la Gendarmerie nationale. Les chefs religieux ont essayé aussi de le tirer d’affaire, sans succès, pour l’instant. Aussi longtemps que cet activiste de la société civile sera inquiété, les forces vives, ne feront pas la moindre concession. Et, dire que le chapitre des préalables à une véritable décrispation de la situation nationale, de plus en plus, délétère , n’a pas été encore abordé, à plus forte raison évacuer. Bref, on n’est pas encore entré dans le vif du sujet. En tout cas , les forces vives font de la satisfaction de leurs revendications, un point d’honneur.
Comme on peut le constater, le chemin d’une sortie de crise est encore long et parsemé d’embûches avec tous les obstacles à lever et l’impossible trêve dans les nombreux conflits entre les acteurs de la transition.
La rédaction.
