La Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (PME), a annoncé dans la soirée du jeudi 02 mars 2023, à travers un communiqué, l’interdiction d’exporter des denrées alimentaires, pour une période de trois mois. Parmi ces denrées, figurent le piment sec et frais, de l’aubergine, du gombo, de la tomate fraîche, du taro, des farines de manioc et de maïs, du fonio, de l’igname, de la patate douce et de l’oignon.
Certes, cette décision peut-être bonne pour le panier de la ménagère dans le pays, mais l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, estime qu’elle peut-être compliquée dans son application, dans la mesure où, la Guinée est dans la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). M’Bany Sidibé brandit comme argument, la libre circulation des biens et services.
‘’Il faut tenir aussi tenir compte du rapport d’interdépendance entre les États. Si notre pays décide d’interdire ses produits pour une période de trois (3) mois, alors que dans d’autres pays, où nos commerçants essaient d’importer d’autres catégories de produits, cela devient un réel problème pour nous’’, explique-t-il, avant d’ajouter :
‘’Mais qu’à cela ne tienne, nous, nous pensons aujourd’hui, que quelque soient les séries de décisions que le gouvernement prendra, il faut qu’on essaie d’assister à une réglementation globale des prix des biens et services. Il faut qu’on essaie de tenir compte du revenu, du pouvoir d’achat dans la fixation des prix’’, a ajouté M’Bany Sidibé.
L’Union pour la Défense de Consommateurs de Guinée, assure que le Ministère en charge du Commerce doit travailler en synergie, afin d’aller vers une réglementation des prix de façon globale.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
