Pour des faîtières de la Société Civile et des Organisations Syndicales, l’enlisement de la situation politique actuelle en Guinée, est une menace sérieuse contre la paix et le processus de transition en Guinée. Dans une déclaration rendue publique mercredi 1er mars 2023, elles ont rappelé à l’ordre.
Après avoir déploré les nombreuses crises qui ont endeuillé le pays, les démarches entreprises par les autorités de la transition pour ramener tout le monde autour de la table, sans occulter d’interpeller les institutions nationales et internationales, ces faîtières de la société civile et organisation syndicale, ont tenu à rappeler, qu’aucune justice ne peut rétablir une vie humaine, quel que soit le droit dit.
Pour elle, la façon de revendiquer des forces vives de Guinée, qui appellent à une manifestation dans le Grand Conakry le 09 mars prochain, ne fera qu’empirer la situation et compromettre le déroulement du chronogramme en cours, qui peut avoir pour conséquence directe, le retard du retour à l’ordre constitutionnel.
‘’Déplorons le refus délibéré d’une frange de l’espace sociopolitique aux offres de dialogue, et qui s’arroge le droit de parler au nom des Forces Vives de la nation sans les Faitières de la société civile et Organisations Syndicales, d’où l’utilisation galvaudée du concept Force Vive. Nous rappelons que le concept Force Vive a été créé au sein du mouvement social guinéen, qui n’est pas partie prenante au mot d’ordre de marche et de toute autre initiative, qui va à l’encontre de l’intérêt général’’, ont-elles brocardé.
C’est pourquoi, soucieuses du maintien de la paix, de la cohésion sociale en Guinée, ces faîtières de la société civile et organisations syndicales, invitent le CNRD, à poursuivre leur politique de main tendue à l’ensemble des acteurs sociaux et politiques du pays, mais aussi à :
Intégrer le Mouvement Syndical guinéen au cadre de dialogue inter-guinéen, inclusif et permanent ;
Diligenter la tenue du procès de tous les acteurs sociopolitiques ;
Prendre toutes les dispositions idoines pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ;
Continuer le dialogue avec les institutions sous régionales, régionales et internationales ;
Elargir le Comité de pilotage du suivi du chronogramme de la transition à la Société Civile, aux Organisations Syndicales et aux Partis politiques ;
Veiller au respect scrupuleux du Statut des partis politiques.
Au CNT de :
Veiller à la mise en œuvre des activités planifiées dans le chronogramme de la transition et des résolutions du cadre de dialogue inter-guinéen, inclusif et permanent ;
Veiller à l’inclusivité du processus d’élaboration de la nouvelle Constitution.
Aux Organisations Régionales, Sous-régionales et Internationales de :
Privilégier le dialogue avec les autorités Guinéennes ;
Soutenir et appuyer le chronogramme de la transition.
Aux Partis politiques de :
Rejoindre le cadre de dialogue inter-guinéen, inclusif et permanent ;
Observer une trêve générale de manifestation sociopolitique sur les voies publiques durant les 24 mois de la transition, conformément à la résolution 26 du cadre de dialogue inter-guinéen, inclusif et permanent.
Aux organisations sociales de :
Privilégier la paix et la cohésion sociale ;
Démultiplier des actions d’informations et de sensibilisations ;
Observer les principes d’indépendance et d’impartialité dans les déclarations et prises de position.
Aux sages des Coordinations Régionales de :
Entreprendre des actions de sensibilisation sur l’Unité nationale et la Citoyenneté.
Aux chefs religieux de :
Prêcher et délivrer les messages de cohésion sociale ;
Ne pas arborer des attitudes partisanes et régionalistes.
Aux parents de :
Assurer le maintien des enfants à la maison pendant les marches politiques ;
Veiller à l’éducation civique et religieuse de leurs enfants.
Aux citoyens de :
Refuser toute instrumentalisation et manipulation à des fins politiques.
Nous, Faitières, Organisations de la Société Civile, Coalition des Femmes, de Jeunes et Organisations Syndicales, exhortons les partis politiques et les organisations sociales à privilégier l’intérêt général au détriment des intérêts catégoriels et de ceux des officines.
En définitive, ces faîtières de la société civile et organisations syndicales, assurent que la réussite de la transition en cours en Guinée, passera par le dialogue.
‘’Nous sommes assez avertis et conscients que la radicalisation et les discours tendancieux ont toujours endeuillé notre pays. Nous avons donc tous la responsabilité morale et le devoir impérieux de se tenir comme un seul Homme pour sauvegarder la République, car notre pays a été longtemps fragilisé par les mêmes conflits d’égo, d’intérêt et de positionnement’’, ont-elles interpellé.
Madiou BAH
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