Intervenant lundi 13 février 2023, chez nos confrères de Djoma Médias, dans l’émission »On refait le monde’’, le président du conseil national de transition, a apporté des précisions sur la célébration de l’an 1 du CNT, mais aussi, de la nécessité de sa délocalisation dans la préfecture de Mamou.
Alors que cette célébration est perçue d’un œil critique par une certaine opinion, Dr Dansa Kourouma pense que cela était plutôt nécessaire.
‘’Célébrer une année d’exercice d’une institution, ce n’est pas pour s’arroser du résultat, mais pour présenter le bilan à ceux pour lesquels vous exercer. Il s’agit du peuple de Guinée. C’est une obligation de redevabilité. La deuxième chose, c’est pour présenter les perspectives. L’association de nos frères de la sous-région, des pays en transition, pour échanger sur les bonnes pratiques qui se passent dans nos différents pays et enrichir mutuellement nos différentes transitions. Pour moi c’est un acte important pour notre institution, de travailler avec les autres, pour accroître notre champ de compréhension de notre mission‘’, a soutien Dr Dansa Kourouma.
Par ailleurs, l’ancien président du Conseil National des Organisations de la Société civile guinéenne (CNOSCG), s’est aussi prononcé sur la nécessité de délocaliser la plénière du CNR à l’intérieur du pays.
‘’Le parlement est la représentation nationale. A ce juste titre, il doit être proche des préoccupations et des aspirations de la population. La meilleure manière de le faire, c’est de rapprocher l’institution des populations. Le fait de voter des lois à Mamou, était une première’’, dira-t-il.
Pourquoi la ville de Mamou ?
‘’Mamou est une ville cosmopolite, une région qui est à la porte de la Guinée profonde. Autre réalité, le plus ancien président du parlement guinéen vivant, se trouve à Mamou. Un président dont le rôle dans la qualification du débat parlementaire n’est plus à démontrer. C’était une façon pour nous de lui rendre hommage. Au lieux de le déplacer à Conakry’’, a expliqué le président du CNT.
Coût de la mission…
‘’Ce que nous avons dépensé, n’a pas d’incident signifiant sur notre budget. Beaucoup de personnes sont allées avec leur véhicule personnel. Ils ont acheté le carburant eux-mêmes. Nous, nous avons carburé deux bus, deux véhicules du cortège. Trois ou quatre personnes sont partis avec leur véhicule. On s’est assuré que chacun prenne au moins trois personnes, pour que son carburant soit remboursé. C’est une dépense qui a été rationnelle et réfléchie’’, a-t-il précisé.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
+224 622 750 332
