Quelques mois après son avènement au pouvoir, le CNRD à sa tête, le Colonel Mamadi Doumbouya a interdit toutes manifestations sur les places publiques, ce, jusqu’à la fin de la transition.
Cette décision de la junte ne laisse pas indifférent les activistes des droits de l’homme qui qualifient la mesure de liberticide. Dans l’émission les Grandes Gueules de ce vendredi, 27 janvier, le Directeur exécutif d’amnistie international Guinée a déclaré qu’à travers cette interdiction, le CNRD veut restreindre les libertés individuelles, chose qui serait très préjudiciable et très regrettable pour notre pays.
« Nous sommes dans une situation de restriction des libertés individuelles. Vous avez vu la convocation de monsieur Abdourahamane Sanoh qui organise des réunions. Et qu’est-ce qu’on a entendu, réunion non déclarée depuis quand nous avons entendu parler de ce terme ? Ça veut dire que personne ne doit s’exprimer, on doit avoir une seule voix, une seule idée, c’est une personne qui dicte le tout. Ça serait très dangereux et très regrettable pour notre pays. Si les gens ne peuvent pas s’exprimer, donner leur point de vue et qu’on veut passer par le musellement pour que les autres ne s’expriment pas, c’est assez dangereux pour une transition où nous voulons mettre en place un État de droit, le respect des droits humains », dénonce Souleymane Sow.
Pour éviter les violences lors des manifestations, le Directeur Exécutif d’Amnistie International- Guinée demande aux autorités de lever l’interdiction.
« Imaginez, s’il faut déclarer encore toutes les sensibilisations, toute la campagne si non ça risque d’être considéré comme des réunions non déclarées. C’est là qu’il y a de l’incohérence à leur niveau. Nous demandons aux autorités de lever cette interdiction de toutes les manifestations. Il faut qu’on arrête de faire croire qu’a chaque fois qu’il y a manifestation qu’il y a violence, Non! Le FNDC a organisé ici des manifestations qui ont mobilisé des milliers de personne sans qu’une mouche ne soit levée. A chaque fois que les autorités ont autorisé une manifestation, tout a été très bien passé. A chaque fois que les autorités ont interdit la manifestation, les choses ce sont très mal passé. Donc il va falloir qu’on autorise la manifestation », souligne Souleymane Sow.
Facinet Camara
