La dissolution annoncée des conseils communaux par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation était au centre des débats à l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée de ce samedi 21 janvier 2023. Cette décision de Mory Condé est rejetée par le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo qui estime d’ailleurs qu’elle est en violation du code des collectivités locales révisé.
“Nous avons entendu il y a quelques semaines, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation parlé de la dissolution des conseils communaux ou d’une éventuelle dissolution des conseils pour remplacer ces conseils élus par des délégations spéciales. Nous avons voulu prendre la parole ce matin pour que l’opinion nationale et internationale soient édifiées de la volonté délibérée de violer le code révisé des collectivités locales. J’en parle parce que j’en sais quelque chose. J’étais membre de la commission des lois et rapport par rapport à ces textes.
Le vice-président qui est là était président du groupe parlementaire. Nous savons dans quelle condition nous avons voté en 2017 les textes qui encadrent la gestion des collectivités”, réagit Cellou Baldé coordinateur des fédérations de l’intérieur l’UFDG.
Pour ce proche de Cellou Dalein Diallo, la dissolution des collectivités locales occasionnerait l’instabilité dans la gestion de celles-ci.
“Il ne sert à rien d’occasionner de l’instabilité dans la gestion des collectivités. Ce n’est pas parce que nous sommes en période de transition que la loi autorise à un ministre, gouvernant, de la transition de dissoudre les conseils communaux. Il n’y a pas autre alternative, il n’y a pas autres dispositions qui permettent à un ministre ou un président de la République de révoquer ou de dissoudre un conseil Communal en dehors des articles prévus dans le code révisé des collectivités locales. Il faute toute une procédure pour révoquer un élu, parce qu’un élu ce n’est pas un fonctionnaire nommé. C’est quelqu’un qui a bénéficié de la confiance et des suffrages de la population et donc un fonctionnaire fut-il un ministre ne peut pas se lever un beau jour pour dire que je dissous tel ou tel conseil.(…..) Le ministre doit savoir que ce n’est pas parce que nous sommes en période de transition et ce n’est pas parce que un mandat est arrivé à terme que le conseil doit être dissout”, dira Cellou Baldé avant de s’attaquer à certains leaders politiques, qui selon lui inviterait les autorités de la transition à dissoudre les conseils communaux.
“Aujourd’hui, il y a ce qu’on appelle les partis “sert à Canon ». Quand les Nations-Unies ont sorties un rapport sur la violation des droits de l’homme en République de Guinée, il y a des leaders politiques qu’on appelle leader “chairs à Canon” qui sont prêts à attaquer les communications des Nations-Unies . Aujourd’hui, ce sont ces même leaders “chairs à Canon” qui incitent le gouvernement, qui incitent le CNRD parce qu’ils avaient pris part aux élections communales mais Ils n’ont ni maire ni conseiller communal. Ils veulent que les conseils soient dissous pour que tout le monde soit au pied d’égalité. Ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Aujourd’hui, ils veulent profiter de cette situation d’exception pour intégrer les délégations spéciales. Mais nous rappelons que installer aujourd’hui des délégations spéciales c’est de créer inutilement de l’instabilité au niveau de la gestion administrative et financière des collectivités locales”.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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