Le collectif du personnel impliqué dans la riposte contre la Covid-19 en Guinée est en colère contre les autorités pour avoir retardé le paiement de 5 mois d’arriérés de primes mensuelles. C’est du moins ce qu’on a appris de Kaba Keita, Coordinateur du collectif qui, à travers l’émission les Grandes Gueules de ce mercredi, 04 janvier est monté au créneau pour dénoncer cet état de fait qui affecte leurs conditions de vie et de travail.
Pour lui, il est inacceptable de travailler pendant 5 mois sans percevoir un franc de primes mensuelles.
« Comment est-ce qu’on peut faire 5 mois sans prime exceptionnelle? Je ne crois pas si le Premier ministre ou le Président de la République a fait 5 mois sans salaire. On a fait des démarches, on nous dit très bientôt ça serait payé. Chaque fois, c’est ce qu’ils nous disent comme le très bientôt n’arrive pas, la seule façon, c’est nous faire entendre pour que le peuple de Guinée sache ce qui se passe. Tous les Guinéens sont aujourd’hui dans la dynamique de refondation de la République de Guinée. Mais moi, je pense que, qui parle de refondation de l’État doit penser à satisfaire le travailleur. On ne peut pas demander une refondation de l’État et celui qui sert l’État n’a même pas d’argent pour bouger, n’a pas son salaire. N’augmentez pas les salaires, ne donnez rien aux Guinéens mais, donnez leur ce qu’ils font comme travail. Nos primes mensuelles, ça fait 5 mois, nous n’en avons pas », dénonce t-il.
Pour palier à ce problème, le Coordinateur du collectif du personnel impliqué dans la lutte contre le Covid-19 demande aux autorités sanitaires d’accepter de plaider la haute hiérarchie afin de donner les primes de ces travailleurs. A défaut dit-il, ils seront contraints d’arrêter toute activité jusqu’au paiement intégral des 5 mois d’arriérés de primes.
« La seule solution pour nous maintenant, c’est d’arrêter le travail. Quand nous allons arrêter le travail, le jour où l’État va payer nos primes, on reprend le travail. Cinq mois, c’est déjà assez. Je dirai pas quand est-ce on va arrêter le travail, vous verrez un petit matin que personne ne travaille », a t-il menacé.
Facinet Camara

