Le capitaine Moussa Dadis Camara a une nouvelle fois fait face aux questions des parties au procès ce lundi, 19 décembre au tribunal criminel de Dixinn. Poursuivi pour des faits de meurtres, assassinats et complicité dans le massacre du 28 septembre 2009, l’ancien chef de la Junte a encore fait parler de lui lors de cette autre audience, en piquant une colère noire après une question d’une représentante du ministère public.
A la barre du juge Ibrahima Sory II Tounkara, le capitaine Moussa Dadis Camara a dit haut et fort qu’il était impossible pour Sékouba Konaté, ancien président de la transition et le commandant Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba de lui faire un coup d’État. Selon lui, sa sécurité était mieux renforcée au camp Alpha Yaya Diallo, siège de la présidence d’alors au point que ceux-ci ne pouvaient lui retirer le pouvoir.
« Sékouba et Toumba ne pouvaient pas me renverser devant Pivi et Thiegboro. On ne fait pas le Coup d’État parce qu’on veut le faire, c’est réfléchi. Ils ne pouvaient pas le faire, parce qu’il y avait les éléments de Colonel Claude Pivi et du Colonel Moussa Thiegboro Camara dans l’enceinte du Camp. C’était deux forces diamétralement opposées. Donc, ils ne pouvaient pas me faire un coup d’État devant ces deux là », a-t-il dit à la reprise de l’audience, qui a été suspendue à cause de la réaction cinglante de l’accusé, suite à une question du parquet.
Bah Mohamed
