En matière de respect des droits de l’Homme depuis le 05 septembre 2021, le bilan est mitigé dans le pays. En tout cas, c’est le sentiment affiché ce vendredi 16 décembre 2022 par Mamadou Kally Diallo, activiste des droits de l’Homme et responsable du bureau Conakry du programme Démocratie Sans Violence de la Baïonnette Intelligente.
Cet activiste qui salue l’organisation du procès des évènements du 28 septembre 2009 dénonce les mauvaises conditions de détention de certains détenus dont le mandat de dépôt ne connait aucun renouvellement.
“Je dirais que c’est un bilan mitigé parce que quand nous prenons dans le cadre de la lutte contre l’impunité, encore une fois, la mise en place de la CRIEF est à saluer. En plus, l’organisation du procès des évènements du 28 septembre ou plus de 157 personnes ont perdu la vie en tout cas selon le rapport de la commission d’enquête internationale. Plus de 100 femmes humiliées et violées, plus d’une centaine de personnes disparues, qu’il ait l’organisation de ce procès, c’est un progrès. Par contre, de nos jours et à présent, il y a de ces prisons qui sont frappées par cette détention prolongée de la détention préventive. Je pense que cela aussi est un aspect qu’il faille régler. On avait dénoncé au temps de monsieur Alpha Condé cette détention. Et d’ailleurs, le Colonel Mamadi Doumbouya avait libéré un grand nombre de prisonniers qui avaient été estimés comme étant des prisonniers d’opinion”.
Concluant sur ce sujet, Mamadou Kally Diallo estime que la détention prolongée des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Oumar Sylla »Foniké Mangué », Ibrahima Diallo et de Saikou Yaya Barry de l’UFR doit être revue avec le respect des engagements de l’Etat vis-à-vis des prisonniers d’opinion.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

