En partance pour le Sénégal le lundi 21 novembre 2022, le président du Groupe Organisé des Hommes d’affaires a été bloqué au poste de police de Sambaïlo, dans la préfecture de Koundara. Avant d’être libéré quelques heures après, Mohamed Abdallah Chérif a passé de longues heures au poste de police de Sambaïlo, puis au commissariat central de Koundara où il a été conduit par la suite.
Joint ce matin par nos confrères de fim fm, le président du GOHA est revenu sur sa mésaventure.
“Au niveau de la police, ils ont vérifié et ils ont pris ma carte d’identité nationale, ils sont rentrés avec ma carte pour dire qu’ils vont vérifier sur une liste. Le policier est sorti 30 minutes après tout en continuant à communiquer avec des gens. Mais quand même, il m’a remis mes dossiers et m’a dit de partir. Je suis parti, j’ai fait la formalité au niveau de la gendarmerie, de la Douane, tout le monde me connaît. Quand je suis arrivé, ils m’ont tous salué, il y avait de l’enthousiasme et tout. J’ai fini avec la gendarmerie, la Douane, les policiers de l’anti-drogue, je voulais bouger dans ma voiture, c’est en ce moment que j’ai vu des policiers dans leur voiture venir me dire de retourner. Ils ont pris d’autres agents pour mettre dans ma voiture. Je me retourne, on me fait asseoir de 16h30 jusqu’à peu près 19h30. C’est lorsque j’ai fini de prier qu’il m’a appelé pour me montrer une liste sur son téléphone où mon nom, le nom d’Elhadj Ousmane Sans Loi et le nom de Cellou Dalein étaient mentionnés, que c’est nous qui finançons le FNDC. Donc, je n’ai pas le droit de sortir. J’ai rigolé et j’ai dit que ça, c’est des faux problèmes, c’est vraiment des faux problèmes”, dit-il avant d’ajouter:
“De là-bas, ils m’ont retardé jusqu’à 20h30 avant de me déplacer pour le commissariat central de Koundara. Maintenant à Koundara, j’ai trouvé le commissaire adjoint avec une mine sérée, ils m’ont fait asseoir là-bas aussi. Après, le policier vient me dire qu’on m’a libéré, qu’ils ont reçu l’ordre de Conakry. J’ai vu le préfet en personne venir dire aux policiers de me dire que l’ordre vient de Conakry. Il me dit: monsieur Chérif, si vous voulez, vous continuez, si vous voulez, vous vous retournez”, a-t-il renchéri avant de dire qu’il craint désormais pour sa sécurité.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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