Dans un décret lu mercredi à la télévision nationale, le Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya a limogé le ministre des Infrastructures et des Transports, Yaya Sow et 7 autres cadres de son département. Une décision qui ne reste pas sans commentaire au sein de l’opinion publique.
Joint par notre rédaction ce vendredi 18 novembre 2022, Oumar kana Diallo président de l’Association Guinéenne pour la Transparence, a salué cette décision qui, selon lui, pourrait lutter contre la corruption dans notre pays.
» Cette décision du CNRD est un signal très fort qui va dans le cadre de la lutte contre la corruption. C’est un acte que nous saluons et c’est quelque chose qui doit être continuel j’avais un écran géant à l’extérieur vous pouvez vous voir là sur quand vous êtes maintenant et pérenniser à chaque fois qu’il y a des soupçons de corruption qui pèsent sur ceux-là qui sont investis du pouvoir public, s’ils ne prennent pas leur mesure en eux de démissionner pour se mettre à la disposition de la justice. Les autorités doivent prendre toutes les dispositions pour les mettre à la disposition de la justice. Cela ne veut pas dire que si demain ils sont blanchis et qu’il se trouve qu’ils ne sont pas responsables de quelque chose qu’on ne peut pas les renvoyer là où ils étaient. Cela dépend maintenant du Président de la République, c’est à lui de prendre un décret ou de les mettre ailleurs ou ils pourront encore beaucoup plus servir. Mais ce qui est important aujourd’hui est qu’ils puissent faire face à la justice. Donc, le gouvernement n’a fait que jouer son rôle, c’est une culture qui doit se perpétuer et doit se pérenniser dans notre pays une fois qu’il y a des soupçons de corruption, de malversations financières ».
Par ailleurs, cet acteur de la société civile a lancé un message au gouvernement de la transition concernant la détention de certains cadres, qui sont arrêtés pour la même cause, mais qui ne sont toujours pas jugés.
» Nous interpellons le gouvernement pour lui dire que l’acte qu’il a pris est un acte à saluer mais ce n’est qu’un début et ce n’est pas une fin en soi. On est devant vous où des informations judiciaires sont ouvertes, beaucoup d’enquêtes sont ouvertes mais elles tardent à se refermer. Il y a des commis de l’Etat qui sont en prison, d’autres sont interpellés et d’autres également dont on a ouvert des informations judiciaires mais dont on tarde à avoir des preuves qui vont dans le sens de dénouer la situation. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer cette corruption, ou de limoger, mais il s’agit de poursuivre la procédure jusqu’à ce que ceux-là qui sont soupçonnés soient fixés sur leur sort »-t-il dit.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
