Accusé d’avoir des dents contre l’ancien Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana en s’opposant à sa remise en liberté catégoriquement à chaque fois que la chambre d’instruction l’ordonne, le procureur spécial près la CRIEF, sort de son silence et se défend. Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi, 09 novembre à Conakry, Aly Touré a fait savoir qu’il n’a aucun problème avec le président du défunt parti CPT.
Interrogé sur cette question par un journaliste, Aly Touré a indiqué que la loi confère la possibilité au procureur d’interjeter appel s’il n’est pas d’accord sur une décision rendue par un juge.
«L’un de vos confrères a demandé qu’à chaque fois que la chambre de l’instruction a ordonné la libération de monsieur Ibrahima Kassory Fofana, le parquet spécial s’oppose à cette libération. Moi, je ne vais personnaliser le débat, je suis à la tête d’une entité qu’on appelle parquet dont je suis le premier responsable. C’est un parquet qui est garni de cinq ( 5) magistrats, un procureur spécial et quatre (4) instituts. Nous sommes assistés de deux (2) greffiers. Donc, c’est une entité qui travaille. C’est notre droit de dire qu’on n’est pas d’accord sur toutes les décisions que les juges prennent. Mais toutes les décisions, la loi nous confère cette possibilité. La loi confère la possibilité au procureur, qu’il soit procureur de la République, procureur spécial ou procureur général, ils ont un droit de recours sur toutes les décisions du juge, c’est légal », a t-il expliqué avant de poursuivre:
«Maintenant, spécifiquement au dossier de monsieur Ibrahima Kassory Fofana, nous estimons, nous sommes convaincus des poursuites que nous avons engagées. Nous sommes convaincus qu’il y a matière à faire des investigations supplémentaires, nous sommes convaincus qu’il y a des pistes à explorer et des pistes prometteuses. Alors nous, nous estimons que lorsqu’un inculpé est en liberté, sa liberté là notamment, Kassory peut être un obstacle à la manifestation de la vérité. Nous n’avons aucune relation personnelle, aucune relation individuelle au point que je puisse avoir des dents contre lui. Nous pensons qu’il y a encore des pistes d’investigation que les juges n’ont pas exploré dont on leur a proposé. Nous pensons que la mise en liberté à ce stade est prématurée, si toutes ces investigations n’ont pas été satisfaites. Alors, monsieur Ibrahima Kassory Fofana, moi, je ne l’ai pas connu en tant que personne physique, il n’y a eu aucun rapport personnel entre lui et moi. Je l’ai connu en tant que Premier ministre de ce pays et c’est tout. Moi, je suis magistrat c’est tout. Nous n’avons aucune relation personnelle, aucune relation individuelle au point que je puisse avoir des dents contre lui. Je n’ai rien contre sa personne, au contraire je poursuis les actes qu’il a posés. Je poursuis ses faits, je ne poursuis pas la personne physique de Kassory, non. Je suis contre les actes qu’il a posés», a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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