A la fin de sa déposition à la barre du tribunal de première instance de Dixinn ce mercredi, 09 novembre, le capitaine Cécé Raphaël Haba et son avocat, maître Kemoko Malick Diakité avaient formulé une demande de mise en liberté en faveur de l’accusé. Pour l’avocat, aucune preuve n’a été apportée lors des débats pour prouver l’implication de Cécé Raphaël dans les événements douloureux du 28 septembre 2009. Pour appuyer sa demande, il a évoqué l’article 244 du code de procédure pénale. Mais malheureusement, le tribunal s’y est opposé après avoir écouté toutes les parties au procès.
Sur cette question de mise en liberté, le parquet à qui l’opportunité a été offerte de s’y prononcer en première position, s’est simplement opposé.
Pour motiver son opposition à cette demande de mise en liberté, le ministère public évoque la gravité des faits, la sécurité de l’accusé et le trouble à l’ordre public que cette liberté pourrait causer.
Une position du parquet qui a été suivie par la partie civile, qui a aussi fait savoir que les faits reprochés sont graves et pour la préservation de l’ordre public et la sérénité des débats, l’accusé doit rester en prison pour le reste de la procédure.
De leur côté, les avocats de la défense malgré divisés pour une question d’intérêts, ont unanimement souscrit à cette demande de mise en liberté. D’ailleurs, selon maître Lancinet Sylla, il n’y a pas de faits précis à mettre à la charge de Cécé Raphaël Haba.
Poursuivant, il fait savoir que le ministère public a eu toutes les difficultés de prouver l’implication dans les massacres du 28 septembre. C’est pour cette raison qu’il a dénoncé le travail fait à l’enquête préliminaire.
“S’il y avait eu des investigations sérieuses, Cécé Raphaël ne serait pas en prison parce qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour prouver son implication dans les événements du 28 septembre”.
En attendant, le capitaine Cécé Raphaël Haba va prendre son mal en patience à la maison centrale de Conakry où il est sous mandat de dépôt depuis décembre 2009.
L’audience est renvoyée au 14 novembre prochain pour la suite des débats.
Affaire à suivre!
Bah Mohamed
