Oumou Hawa Bah, une fille âgée de deux ans huit mois a perdu la vie dans le quartier Hamdallaye dans la commune de Ratoma après avoir bu un faux médicament dissimulé dans un emballage pharmaceutique vendu par un marchand ambulant. La nouvelle a créé l’émoi dans la capitale depuis hier. Le Secrétaire Général du Syndicat des Pharmaciens et Officines Privées de Guinée a regretté cette situation quand il a été interrogé ce mardi par notre rédaction.
Dr Manizé Kolié puisqu’il s’agit de lui a regretté cet autre décès d’une personne dû à la consommation de faux médicaments et estime que cela prouve à suffisance que le combat mené actuellement par son organisation et les autorités contre la vente des médicaments par les non-professionnels est une réalité.
“C’est vraiment choquant parce que, ce n’est que ça on a vu hier. Mais est-ce qu’on peut connaître ce qui s’est passé pendant 37 ans ? Combien de personnes sont décédées de suite de consommation de faux médicaments, manipulés par les non-professionnels? C’était cela notre vie quotidienne cela”, a réagi Dr Manizé Kolié avant de remercier les autorités par rapport à l’interdiction de la vente de médicament par les non-professionnels.
« Dieu merci que les gens et les autorités se sont impliqués et la population elle-même a commencé à comprendre, sinon ça c’est un mort de trop”, regrette-t-il. Pour lui, cela prouve que les organisations professionnelles du secteur de la pharmacie se sont levées ces derniers temps contre ce fléau.
» Les organisations professionnelles de la pharmacie se sont battues depuis le temps du premier régime afin de barrer le chemin à la circulation, à la distribution, la vente et la commercialisation des faux médicaments. Franchement, c’est choquant qu’une enfant perd la vie juste après avoir bu un sirop » déclare Dr Manizé Kolié.
Le secrétaire général du syndicat des pharmaciens et officines privées de Guinée invite la population à faire recours au conseil des professionnels de la pharmacie pour une quelconque utilisation de médicament. Et quand au présumé marchand ambulant qui serait l’auteur de la mort tragique de la fille Oumou, d’après le voisinage, il est encore libre de ses mouvements dans le quartier.
Alors que le corps de la fillette après l’autopsie faite par la médecine légale, révèle qu’elle serait morte par suite d’un empoisonnement.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com