Au lendemain de l’ouverture du procès des massacres du 28 septembre 2009, des réactions naissent au sein des différentes parties pour apprécier cette première audience publique. Me Salifou Béavogui, constitué pour défendre les intérêts du colonel Claude Pivi, ancien ministre chargé de la Sécurité présidentielle sous le CNDD, a exprimé ce jeudi, 29 septembre sa satisfaction vis-à-vis de ce procès. Selon lui, c’est l’occasion pour les accusés de se défendre, se blanchir et les victimes et parents des victimes de connaitre la vérité.
A en croire Salifou Béavogui, ce procès va servir de cadre à ses clients de clamer leur innocence.
« Mes impressions sont bonnes parce qu’en réalité, ce procès va permettre aux victimes de connaître la vérité, ce procès va permettre à ce que les innocents aussi ne continuent pas à être indéfiniment accusés par la clameur publique. Nos clients sont heureux aujourd’hui parce qu’à travers ce procès, ils vont démontrer leur innocence, à travers ce procès ils pourront démontrer à la place du monde que les faits qu’on leur reproches ne sont pas constitués. Ils ont toujours clamé leur innocence et c’est la bonne occasion devant les magistrats alors de démontrer effectivement qu’ils ne sont pas coupables des faits qu’on leur reproches.
Une chose reste claire, que les victimes doivent se rassurer que la justice sera rendue et les accusés également doivent se rassurer que la justice sera rendue. Je suis vraiment confiant que la justice sera rendue dans cette affaire », dit Me Salifou Béavogui avant de revenir sur cette première journée de procès.
« Je pense qu’il fallait laisser le tribunal poser des actes préliminaires. Après le coup d’envoi, nous allons démontrer dans le procès. Je pense que c’était le formalisme: cérémonie d’ouverture, identification des accusés, présentation des charges et demande de renvoi pour qu’on puisse bien préparer la défense de nos clients. Je pense que le mardi 4 octobre, les choses sérieuses vont commencer. L’organisation est impeccable sauf que chez nous les avocats de la défense nous n’avons qu’une seule table, nous aurions souhaité en avoir deux ou trois, parce que nous sommes nombreux à la défense », plaide Me Béa.
Zézé Enéma Guilavogui pour lerevelateur224.com Téléphone 224 622 34 45 42
