A l’occasion du sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu à New-York en marge du 77ème sommet des Nations Unies, les autorités guinéennes de la transition ont été sanctionnées par la CEDEAO comme l’avait prédit Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de cette Institution sous-regionale. Des sanctions qui suscitent assez de débats au sein l’opinion ce vendredi, 23 septembre 2022.
Joint au téléphone par notre rédaction, Dr Édouard Zotomou Kpogomou, président du parti Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès, a dit estimer que le CNRD aurait pu éviter ces sanctions qui risquent d’occasionner le pire.
“Moi je pense que la junte au pouvoir aurait pu éviter ce durcissement de la part de la CEDEAO qui a d’ailleurs été très indulgente. Les sanctions souillent un peu le calme et la sérénité qui devraient exister, qui forment normalement la base de la coopération avec les institutions internationales. Les sanctions sont tombées, on aurait dû les éviter. Et maintenant que nous sommes là, je crois que les uns et les autres se rendent compte qu’on a tourné en rond et qu’il fallait nous entendre pour éviter le pire à la Guinée”, a-t-il dit d’entrée.
A en croire Dr Édouard Zotomou Kpogomou, ces sanctions risquent de coûter cher à la Guinée.
“L’une des conséquences de ces sanctions puisse qu’elles sont graduelles, on a jamais dit quand est-ce qu’on doit faire quoi et quand et comment. Ça veut dire qu’il faut s’attendre au pire et malheureusement la Guinée se trouve dans un état de précarité surtout à l’intérieur qui ne dit pas son nom. Quand les sanctions vont commencer à mordre réellement, la population va se trouver dans les conditions précaires qui seront indescriptibles. On est là parce que le CNRD a voulu braver la détermination de la CEDEAO. On avait dit qu’on ne pouvait pas entamer ce bras de fer parce qu’ il ne nous sert pas. Ce bras de fer, nous ne pouvons pas l’emporter et le principe de subsidiarité fait que quand la CEDEAO prend des sanctions, l’Union Africaine va suivre, l’Union Européenne va suivre les Nations Unies suivront également. Les conséquences de la sanction, la précarité de la vie, le fait que les autorités ne vont pas être perçues comme des gens qu’on peut prendre au sérieux, parce qu’elles disent une chose et elles font le contraire. Et en fin de compte, les gens ne les feront pas confiance. L’autre conséquences, c’est les tendances aux envolées démagogiques”, a-t-il prédit.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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