Le samedi dernier, les représentants de plusieurs coalitions politiques dont le RPG Arc-en-ciel, l’ANAD, la CORED et le FNDC politique se sont retrouvés chez Mamadou Sylla, le président de l’UDG. Le fait que ces acteurs majeurs de la scène politique guinéenne se soient entretenus à huis clos a suscité des interrogations sur l’objet de cette rencontre et le contenu des débats.
Invité de l’émission » Mirador » de ce mardi 13 septembre 2022, Cellou Baldé a apporté quelques précisions.
»Cette réunion n’avait rien d’extraordinaire. C’est une réunion ordinaire entre des coalitions qui portent les mêmes revendications, qui ont décidé de se concerter de temps en temps », a fait savoir le coordinateur des fédérations de l’UFDG à l’intérieur du pays.
Lors du dernier conseil des ministres, le Président de la Transition a demandé au Premier ministre, Bernard Goumou, de tendre la main et d’aller chercher les acteurs réticents pour relancer les concertations politiques et sociales. Chose qui fait réagir l’ancien député à l’Assemblée Nationale.
» Je crois que nous devons éviter l’amalgame. Aujourd’hui, un premier ministre n’a pas à relancer un dialogue. Il y a un dialogue qui est en train de se mettre en place, il y a un médiateur qui a été en tout cas envoyé, accepté par le CNRD qui a fait un première mission au niveau de l’ensemble des parties prenantes au processus de transition politique dans notre pays. S’il y a des échanges que le médiateur et la CEDEAO doivent avoir avec le gouvernement de la Republique, cela peut se faire à travers le Premier ministre mais aujourd’hui, je crois que pour nous autres acteurs politiques, le Premier ministre n’est pas notre interlocuteur dans le cadre du dialogue, il peut être un élément.
Dans le cadre des rencontres, le Premier ministre est le Premier ministre du gouvernement de transition. S ‘il souhaite rencontrer des acteurs politiques, il peut rencontrer les acteurs politiques. Les acteurs politiques que nous sommes, pouvons le recevoir mais je dis bien qu’il y a un dispositif qui a été mis en place sur la base d’un processus qui aboutit à l’envoi d’un médiateur de la CEDEAO, ce processus est engagé. Je crois que le p
Premier ministre en tant que membre du gouvernement et en tant que acteur du CNRD, il peut se mettre dans le dispositif pour faciliter le travail du médiateur de la CEDEAO », a-t-il indiqué.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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