Nous avons tous, consciemment ou inconsciemment, cautionné ce terrible coup de tonnerre qui a bouleversé et retenti dans le village et qui nous a légué son fils. Ce fils qui dès les premiers moments de sa naissance nous a servi un discours rassurant, apaisant mais intraitable.
Nous l’avons alors tous applaudi expressément ou tacitement.
Par omissions ou par nos actions, nous nous sommes compromis collectivement. Nous avons cru à cette « révélation » à une époque où pourtant le sens des valeurs n’existe plus.
Par ignorance, par suivisme ou par optimisme, nous avons fait confiance au fils du tonnerre.
Maintenant, supportons notre désarroi, notre supplice, mourrons à petit feu sans résistance, la fin n’est plus loin.
Après la compromission nationale vient la passion du peuple.
Souffrons et souffrons encore.
Mais, il arrivera un moment où nous nous pencherons sérieusement sur notre passé tragique, avec cette lucidité des êtres parvenus à la limite du supportable, et jamais constat d’échecs n’aura été si pénible et en même temps si riche d’enseignemants et d’expériences pour nous, et qui nous fera enfin réagir comme il sied. En attendant, courage et que Dieu nous pardonne nos erreurs et errements du passé !
Marouane, éditorialiste.