Ibrahima Diallo, 19 ans et Alpha Oumar Barry, élève qui vient de passer le BEPC, âgé de 17 ans ont été tués par balles respectivement à Wanindara et Bambéto dans la commune de Ratoma ce mercredi, 17 août 2022. C’était en marge de l’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution. Des cas de morts qui provoquent la colère des défenseurs des droits de l’homme.
Ces deux victimes viennent s’ajouter aux cinq autres personnes tuées lors de la manifestation du 28 juillet dernier. Mamadou Kaly Diallo activiste des droits de l’homme et de la démocratie sans violence dit être indigné de ces cas de mort de trop
»Je pensais qu’aujourd’hui qu’on ne pouvait pas encore commencer à recompter des morts dans l’exercice de leur liberté d’autant plus que ce sont des libertés consacrées par la charte et bien avant cette charte », a réagi l’activiste qui demande à ce qu’une fin soit mise à cette tuerie lors des manifestations.
» Je pense que cela doit cesser! L’État doit faire en sorte que ces violations, ces atteintes aux droits de l’homme et violations répétitives des droits de l’Homme cessent en République de Guinée! », a-t-il dit avant de laisser entendre:
» Vous ne pourrez jamais répondre à toutes les attentes, c’est-à-dire, la sommité des attentes des citoyens. Ce n’est pas possible. Il y aura toujours des réclamations, mais c’est de faire en sorte que ces réclamations ne puissent pas faire l’objet de violence. Que dans l’encadrement de ces manifestations-là dont les forces de sécurité sont habilitées de faire en sorte qu’il ne puisse pas y avoir de bavures policières. Mais s’il y a des bavures, que ces bavures-là ne partent pas jusqu’à l’atteinte de la vie humaine, non ! », s’est indigné Mamadou Kaly Diallo.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com