Des garagistes déguerpis à kaporo rails dans la commune de Ratoma, il y a quelques années, sont de nouveau sommés de quitter Dondolikouré dans la préfecture de Dubréka où il se sont installés après le passage des bulldozers à Kaporo-rails et Kipé 2. Ils sont sommés de quitter pour des raisons du début des travaux de la route Sanoyah-Kouria en passant par Gomboya.

Regroupés au sein d’une association dénommée « Association des ouvriers, techniciens automobile de Guinée (AOTA), ces mécaniciens disent n’avoir plus où aller.
« Lorsque nous étions à Kipé derrière la RTG, ils sont venus un beau matin pour nous dire après- demain, il faut quitter. Nous avons préparé les bagages avec la pression des machines. On a cherché un endroit à Kagbelen ici . On s’est installés sur la route le prince avec l’accord des autorités à l’époque. on a fait plus de trois ( 3) ans ici. Aujourd’hui, après trois jours d’avertissements, voilà nous allons quitter encore ces lieux. Et, on n’a pas où aller”, a dit Oumar N’Diaye, qui interpelle les autorités pour leur venir en aide afin de trouver un nouvel endroit où s’installer.
« Nous demandons à l’État de nous donner un endroit là où on va s’installer. L’État n’a qu’à savoir si nous, ouvriers, de Guinée, nous ne travaillons pas, toutes les usines qu’on installe ici , ça ne peut pas fonctionner .Parce que c’est nos camions qui transportent les bagages de Conakry-Sierra Léone, Conakry-Dakar. Des camions que nous réparons nous les mécaniciens. Sans nous, aujourd’hui vraiment, le pays est paralysé. C’est pourquoi si l’État ne nous donne pas un endroit nous ne pouvons pas payer un endroit. Alors on compte abandonner alors le travail mécanique », explique t-il avant de lancer un autre appel au Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya.
« si le Colonel nous regarde et nous entend, nous sommes des jeunes. Nous apprenons tous les enfants qui n’ont pas eu la chance d’accéder à l’école. Nous les apprenons à exercer ce métier. Mais, si aujourd’hui nous abandonnons ça, les enfants vont se retourner dans la rue », martele- t-il.

De son côté, Amadou Oury Diallo, un autre mécanicien fait savoir qu’il avait déposé son agrément au ministère de l’Enseignement Technique et ce dossier aurait été bloqué au ministère de l’Urbanisme, apprend-on.
Zeze Enema Guilavogui pour lerevelateur224.com