Dans un décret publié à la télévision nationale vendredi dernier, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya a nommé l’ancien procureur général près la cour d’Appel de Conakry, Alphonse Charles Wright pour conduire les destinées du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
Si certains pensent que l’ancien procureur général devrait rester au parquet général pour poursuivre les nombreuses réformes qu’il a engagées depuis sa nomination, d’autres par contre estiment que Charles Wright devrait partir du parquet, vu ces agissements de ces derniers temps. C’est le cas du président du RRD.
Selon Abdoulaye Kourouma qui était l’invité de l’émission «On refait le monde» de Djoma médias de ce mardi, 12 juillet 2022, si Charles Wright continuait comme procureur général, « il allait conduire le pays droit au mur ».
“Le procureur de la République est la colonne vertébrale de l’Etat. L’Etat s’appuie sur son procureur général pour blanchir, interpeller et stabiliser la société. Ça doit être quelqu’un de mûr, quelqu’un de sage, quelqu’un qui est dans l’esprit de la stabilité. Si Charles Wright continuait comme procureur général, il allait conduire le pays droit au mur, avec l’acte qui s’est passé. Vous avez vu le Ping-pong entre les services impliqués dans le maintien d’ordre. Le ministère de la sécurité, les magistrats, finalement le juge audiencieux a débouté Charles(…) Je dis encore une fois, quand on est procureur, on doit être sage. Quand on est procureur, on doit avoir un tempérament calme. Lorsque vous voulez interpeller quelqu’un, nous, à notre temps, il faut poser des hypothèses. Vous voulez arrêter Paul, quel intérêt pour l’Etat en arrêtant Paul? Quels sont les impacts en arrêtant Paul? Lorsque tu sais qu’en interpellant quelqu’un, cela peut mettre la stabilité nationale en cause, tu peux surseoir à cela. Ils ont interpellé trois leaders du FNDC, mais trois jours, Conakry a changé d’image », a martelé cet ancien député.
Camara Mamadouba
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