Dans la nuit du dimanche 03 à lundi, 04 juillet 2022, des gendarmes ont fait une descente musclée dans la boîte de nuit LOISIR 224 sise au Bowal dans le quartier Kouroula. Selon nos informations, c’était à l’occasion d’un vin d’honneur organisé par les mariées. Depuis les évènements du 09 Juin dernier, les autorités ont interdit toutes les manifestations culturelles, artistiques et sportives dans la ville sainte. Des boîtes de nuit et même la maison des jeunes ont été fermées.
Trois semaines après ces manifestations, des jeunes longtemps enfermés dans les maisons pendant cette période de vacances, ont ouvert la boîte LOISIR 224 ce dimanche, 03 juillet à l’occasion d’un vin d’honneur. Aux environs de 0h, un pick-up rempli de gendarmes a débarqué sur les lieux et lancer des gaz lacrymogènes pour disperser les gens. L’animateur et certaines personnes avaient été arrêtés. Plusieurs clients ont été dépossédés de leurs téléphones, d’autres bastonnés, a-t-on appris.
Il faut noter que depuis que ces événements sont passés, toutes les activités sont paralysées. De nos jours, une cinquantaine de personnes en majorité des jeunes séjournent à la prison civile, d’autres ont préféré quitter la ville pour se réfugier ailleurs.
D’ailleurs, le préfet colonel Karamoko Oumar Boké Camara promet de mettre main sur tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans ces événements.
« Personne de ceux qui sont arrêtés ne sera libérée et ceux qui ont fui seront recherchés et mis à la disposition de la loi. Pour le moment aucune manifestation de quelque nature que ce soit n’est permise. On ne peut pas brûler nos locaux et nous nous allons permettre aux gens de se recréer avec ça ».
Pour un cadre anonyme proche du préfet, c’est un abus de pouvoir.
« Ils doivent poursuivre ceux qui sont impliqués, c’est normal. Mais cela ne doit pas empêcher les autres de se mouvoir. Trop de stress crée des frustrations et trop de frustrations conduit à des choses irréparables. On ne doit pas frapper tout le monde avec le même fouet car c’est pas tout le monde qui a commis ces actes. Fermer les lieux de loisirs n’est pas la solution ».
Marouane.

