Certains acteurs politiques et les forces vives de la nation ont quitté insatisfaits du cadre de dialogue appelé par le Premier ministre, lundi dernier pour décrisper la situation sociopolitique dans le pays. C’est le cas de l’ANAD que dirige, le chef de file de la classe politique, Cellou Dalein Diallo.
Invité de l’émission ‘’Talk politique ‘’ de ce mercredi, 29 juin 2022 de FIM Fm, le coordinateur national des fédérations de l’UFDG à l’intérieur du pays a dénoncé ce qu’il qualifie de manque de bonne foi de la part des autorités guinéennes de la transition à tenir un dialogue sincère.
“On est en train de constater qu’en dépit des efforts que nous avons faits pour faire reporter la manifestation programmée du FNDC à laquelle nous avions suscrit en tant que l’ANAD, nous considérons qu’il n’y a pas une bonne foi de la part des autorités de la transition notamment le CNRD et son Gouvernement. A demander encore aux acteurs politiques d’aller refaire des propositions, pour ramener, ils ont tout à leur niveau, ils ont les mémos, ils ont les lettres, ils ont les déclarations, ils ont tout ce que nous avons fait.
En dehors des mémos que nous avons produits depuis le mois de novembre, il y a également la lettre que nous avions déposée en tant que G58 pour repréciser quel est le cadre de dialogue que nous voulons, quels acteurs autour de la table, quelles thématiques à débattre. Pour encore nous redemander, on sent quand même qu’il n’y a pas de cohérence dans les actions du gouvernement, c’est comme s’il y a une fracture, ça ne fonctionne pas correctement, y a échange entre le Premier ministre peut être et le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Si les gens avaient à cœur le dialogue pour sortir de façon rationnelle dans un délai diligent dans cette période de transition pour le retour à l’ordre constitutionnel, je crois qu’ils auraient mis sur pied une équipe de travail. Qu’ils puissent recenser tous ces éléments là et qu’ils puissent nous proposer en tenant compte de cela, pas de leur cadre de concertation.
Qu’ils mettent en place une équipe de travail pour prendre au sérieux la classe politique et nous accorder un minimum de respect et qu’ils nous proposent quelque chose. Et après, qu’on se retrouve pour en discuter par rapport aux propositions”, a enseigné Cellou Baldé, qui dénonce les manigances des nouvelles autorités qui selon lui, ont initié ce cadre de dialogue pour quitter la ligne de mire de la CEDEAO.
“Il n’y avait rien sous les mains, il n’y avait pas la volonté, c’est parce que il y a eu cette épée de Damoclès qui est la manifestation programmée. Quelques jours avant la rencontre des chefs d’État au sommet de la CEDEAO, prévue le 3 juillet, je crois qu’ils ont hâté les pas pour nous inviter. Comme l’ont dit beaucoup d’observateurs, ils sont en train de vouloir rouler la classe politique encore une fois dans la farine”, a dit Cellou Baldé avant de faire des révélations:
“Nous sentons aujourd’hui deux tendances au sein du Gouvernement et du CNRD. Y en a qui sont en train de faire croire au Colonel Mamadi Doumbouya qu’il peut réussir dans le forcing. Qu’il peut ignorer les véritables forces vives de la nation. Ce sont ces monsieurs qui sont en train de distribuer des billets de banque aux jeunes de l’axe et dans d’autres préfectures. Ce sont eux qui sont en train d’acheter des motos et essayer de transformer des mobilisations sociales et culturelles en des bains de foule pour le Colonel. Ils sont dans beaucoup d’organes de la transition, ils sont dans le CNRD, dans le Gouvernement, ils sont aussi au niveau du CNT.
De l’autre côté, il y en a qui ont pris la mesure de la responsabilité, à travers le Premier ministre. Ils sont en train de vouloir quand même mobiliser les forces vives de la nation, pour dialoguer pour essayer de trouver une issue favorable à cette transition”, a fait remarquer l’ancien député à l’Assemblée nationale.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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