Le vice-président de l’Union Démocratique de Guinée ( UDG) a pris part hier lundi, 27 juin au cadre de dialogue ouvert par le Premier ministre, chef du Gouvernement. Comme beaucoup de ses collègues politiques, Dembo Sylla dresse un tableau sombre de cette première journée de dialogue entre les nouvelles autorités, les coalitions politiques et quelques plate-formes de la société civile.
Au sortir de ce cadre de dialogue, Dembo Sylla a, dans un post publié sur sa page Facebook, exprimé son insatisfaction.
« Nous avons patriotiquement crû ce 27 juin au premier ministre Beavogui en répondant à son invitation pour l’ouverture du cadre permanent de dialogue politique tel qu’il l’a indiqué dans son adresse du 20 juin et le communiqué d’invitation.
Malheureusement, le cadre de rencontre de l’hôtel kaloum de ce lundi était très loin d’un tel cadre. Il n’y avait aucune précision sur les acteurs concernés et tous ceux qui étaient présents ont pris la parole à volonté et pour la plupart, en parlant de tout sauf ce qui a trait à l’objet de la rencontre. Au point que ledit cadre a permis à certains de s’attaquer vertement sans raison et courtoisie à d’autres innocents qui, par ailleurs, n’ont fait qu’exprimer leur point de vue », a-t-il relevé.
Poursuivant, l’ancien député regrette le faible niveau des échanges lors de ce dialogue, même s’il félicite quand même quelques coalitions pour leur franchise devant le Premier ministre.
« Ils étaient décevants, le climat, les échanges et les conclusions auxquels cette rencontre a abouti.
Je félicite particulièrement les Coalitions CORED, ANAD, FNDC POLITIQUE ET LE FNDC pour leurs prises de position sans équivoque et les directives données quant au schéma et le déroulement de la transition.
Monsieur le Premier ministre, le dialogue politique réel ne saurait regrouper quiconque. Vous avez d’ailleurs cité dans votre récente allocution les acteurs concernés », a indiqué l’homme avant de renchérir:
« En ce qui concerne les partis politiques ou Coalitions, tous ne peuvent pas être autour de la table ; il y a des critères qui doivent obligatoirement être fixés. Vous pouvez vous référer au mode opératoire qui avait prévalu avec l’opposition républicaine au temps de vos prédécesseurs.
Après la rencontre d’aujourd’hui, si c’est la volonté de réussite que nous avons espérée chez vous qui demeure toujours, au lieu d’une autre rencontre, celle d’aujourd’hui doit être, dans les heures qui suivent, sanctionnée par un décret ou arrêté de vous-même, formalisant le cadre réel du dialogue politique, les acteurs que vous aviez déjà justement indiqués dans votre allocution du 20 juin, Le lieu fixe des travaux, les sujets à débattre sur la table de dialogue.
Faute d’un tel acte, je doute fort que votre engagement du 20 juin 2022 n’accouche que d’une petite souris qui emporte dans son trou l’espoir qu’elle avait fait naître », a-t-il fait savoir.
Bah Mohamed
