En écoutant notre frère Elie Kamano, on réalise la gravité du cancer guinéen. Chacun est derrière ses ressentiments en abordant les questions d’intérêt national.
En parlant d’ethno stratégie, de vote communautaire, personne ne peut me convaincre que ces faits sont même à 20 % imputables aux leaders politiques.
Pour moi, ces faits regrettables sont à chercher d’une part, au niveau du système politique guinéen et son multipartisme intégral et d’autres part, dans les réflexes identitaires des populations guinéennes en général et les militants des Partis politiques en particulier.
Je ne suis donc pas d’avis avec Elie Kamano qui pense qu’en excluant une génération des leaders politiques, ont pourrait éradiquer ce phénomène qui est sociétal avant d’être politique.
Si on peut reprocher aux leaders politiques en la matière, c’est de ne pas avoir comme priorité, l’éducation citoyenne et politique de leurs militants au sein de leurs formations politiques respectives.
Lui-même Elie Kamano pense parler toujours au nom de la nouvelle génération, donc, de la jeunesse; sauf qu’il s’est positionné ainsi, jusqu’à devenir lui-même, vieux sans peut-être s’en rendre compte.
Une fois dépassé ses 35 ans, on ne peut plus prétendre être jeune. Notre pays va mal parce qu’on peine à rafraîchir les idées dans le débat politique.
Ce que Mr Kamano nous a gratifié ce matin comme discours dans les GG, est une vieille recette, un vieux débat qui rappelle la période et les marques de la gouvernance du PRAC.
Je peux me permettre de dire, que notre ami Elie Kamano, est dans une situation de sécheresse idéologique. Politiquement, il végète sans aucune capacité de rafraîchir, enrichir et faire évoluer son discours. À chaque fois que vous l’écoutez, c’est la même redondance, la même rhétorique creuse.
On ne peut faire évoluer le débat politique guinéen en restant coincé dans ses ressentiments personnels et prétendre représenter une certaine opinion.
Parler pour parler ou parler pour exister, n’est pas la solution pour un homme qui ambitionne de prendre la relève d’une génération qu’il estime avoir échoué.
Sow Boubacar, Switzerland.

