A l’instar des autres villes de la Guinée, les épreuves du BEPC ont pris fin ce mercredi, 15 juin 2022 à N’Zérékoré, ville située au sud de la Guinée. Durant cet examen, plusieurs candidats ont été éliminés pour utilisation du téléphone, apprend-on.
Interrogé lors de cette dernière journée, le DPE de N’Zérékoré, Yosilé Haba a d’abord rappelé les statistiques avant de parler des cas de fraude.
« je commence d’abord par les statistiques que j’ai présentées cette année. J’ai présenté 714 candidats dont 2569 filles qui étaient répartis entre 19 centre, 16 en ville ici et 3 en zone rurale.
Il y a eu trois cas de fraudes. Le premier cas c’est à l’école primaire Oumar Dramé, le deuxième cas, c’est à l’école Daninè et le troisième c’est à l’école primaire Mamadou Konaté. Les deux premiers cas concernaient la saisie de téléphone dans la main des candidats. Mais compte tenu de la vigilance non observée par des surveillants du côté de Oumar Dramé, ces surveillants là ont été remerciés et l’élève en question à été remis dans la main de la sécurité. Le deuxième cas qui s’est passé à l’école Daninè, là-bas, c’est des surveillants qui ont saisi le téléphone sur l’élève. Eux (les surveillants) non pas été remerciés parce qu’ils ont été vigilants. Quant à l’élève, il a été remis aux agents de sécurité. Le troisième et dernier cas, l’élève a été appréhendé par les surveillants avec un document caché dans le col de sa chemise. Cet élève a été remercié pour le reste des épreuves. Ce sont ces trois cas enregistré ici. Mais cela ne veut pas dire que y a eu fuite ou autre chose d’anormale. Tout s’est bien déroulé ici», a indiqué a expliqué le directeur préfectorale de l’éducation de N’Zérékoré.

A la fin de la dernière épreuve de cet examen, notre correspondant régional a tendu son micro à quelques candidats, dont certains ont soutenu que tout s’est bien passé, même s’ils trouvent quelques épreuves peu traitables.
« Ça s’est bien passé parce que j’ai pas été fraudé. Mais les épreuves n’étaient pas du tout faciles et les surveillants nous ont trop serré. On avait même pas l’opportunité de communiquer entre nous. L’histoire n’était pas facile et puis c’était encore la dissertation et moi je connais rien en dissertation », explique Mamadi Camara.

Même son de sentiment chez Clémentine Haba qui dit que certains sujets n’étaient pas dans les programmes enseignés cette année.
« Y a une partie de l’histoire qui était la dissertation. Et on ne nous a pas enseignés ça en classe. Encore les mathématiques étaient très vastes, j’ai pas puis terminer. En me basant sur les autres matières, je peux espérer être parmi les admis», a-t-elle laissé entendre.
N’Zérékoré, Souleymane Naturel Condé
Téléphone :+224622127976
