En séjour à N’Zérékoré où s’est tenu le conseil des ministres ce jeudi, 26 mai 2022, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux a visité la maison d’arrêt. Dans ce milieu carcéral, Alain Moriba Koné a déploré les conditions de vie des détenus qui manquent presque de tout.
Pendant cette visite, le Garde des Sceaux a constaté le manque de nourriture, l’absence d’infrastructures sanitaires et le mauvais état des cellules de cette maison centrale.
“Le constat, il est amer, c’est triste. C’est triste de savoir que nos compatriotes qui sont en conflit avec la loi soient détenus dans des conditions inacceptables. Premièrement, vous regardez des bâtiments tout a expiré, c’est des vieux bâtiments et c’est vraiment invivable. On vient de voir ce qu’on appel pharmacie, qui est tout sauf pharmacie, tout sauf clinique et vraiment c’est triste. Même si nous manquons des infrastructures, il faut au moins le minimum de propreté et, ce qui n’est pas fait ici. Nous avons également vu la cuisine où il y a le minimum de propreté mais le menu fait défaut. On nous dit que quasiment ont peut dire que les détenus ici et les condamnés qui sont en train de purger leurs peines ne mangent pratiquement qu’une seule fois par jour à 14h et le matin c’est une buire, ce n’est pas du repas ça.
Ce qui est triste et surprenant c’est que depuis toujours, il n’y a pas de protéine, il n’y a pas de viande et on ne peut pas comprendre ça. Quant aux cellules que nous avons visitées, tout est dans le mauvais état. On ne peut pas y vivre. A l’intérieur même d’une maison centrale, on trouve même des poubelles, les toilette ne sont pas désinfectées et ça, il faut vraiment du travail et y a des habits partout et ce n’est pas comme ça qu’on parle d’une détention. Il n’y a pas de matelas”, a réagi Alain Moriba Koné.
Poursuivant, le ministre déplore la présence des mineurs parmi les détenus.
« Et ce qui est grave, vous voyez tous les enfants. Et je crois qu’un travail est à faire aussi à ce niveau là. Des enfants sont là pour des infractions qui n’arrivent pas à une détention préventive. Je ne dis pas qu’on encourage l’infraction, mais il faut quand même que des infractions soient étudiées, pour voir est-ce que l’infraction est si grave, qu’ils sont détenus préventivement. En plus, est-ce que la personne va continuer de commettre l’infraction? est-ce que la personne va faire disparaitre la preuve de l’infraction? Là aussi, si on ne détient pas la personne, cela va déconsidérer l’administration de la justice ? Ce sont des critères qu’ont doit voir. Mais ici ont constate qu’il y a une détention systématique des gens qui sont accusées qui sont en conflit avec la loi. Et encore avec les mineurs, je crois qu’il faut qu’ont face attention! Nous allons avoir des entretiens avec les juges, encore les juges d’instructions pour prendre pour trouver des mesures alternatives à la détention», a t-il martelé.
N’érékoré, Souleymane Naturel Condé
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