Le promoteur du Front National pour la Défense de la Transition (FNDT) était l’invité de l’émission Mirador de FIM Fm ce lundi, 16 mai 2022. Pendant près d’une heure, cet ancien allié de l’UFDG a commenté l’actualité socio-politique de la Guinée notamment, la reprise des manifestations de rue annoncée par le FNDC et quelques acteurs politiques.
D’entrée, Kéamou Bogola Haba a donné les raisons pour lesquelles les guinéens devraient donner du temps au CNRD de travailler librement. D’ailleurs, il invite la junte au pouvoir à résister face à la pression des partis politiques.
« Nous nous sommes battus pour que l’armée vienne au pouvoir pour nettoyer et nous envoyer aux élections. Et nous ne voulons plus qu’on aille aux élections sans faire le nettoyage et nous avons constaté que évidemment, il y a deux options qui risquent de s’opposer à nous. C’est celle de ceux qui pensent qu’il faut immédiatement aller aux élections sans faire de nettoyage et que, c’est celui qui sera élu qui va faire le nettoyage. Alors que nous avons fait la même chose en 2009 et finalement, nous connaissons les conséquences. Donc il faut que nous soyons là pour sensibiliser les populations pour ne pas qu’elles cèdent à cette manipulation.
De l’autre côté, l’autre menace, c’est par rapport au CNRD que nous ne voulons plus accepter cette fois-ci comme ils l’ont fait avec le CNDD en 2009 avec les événements du 28 septembre. Le CNRD ne doit pas céder à la pression politique pour ne pas continuer le travail pour lequel il est là et qui justifie le coup d’État du 05 septembre 2021. Nous ne voulons plus une transition à deux vitesses. Nous avons connu une première partie avec Dadis, une deuxième partie avec Sékouba Konaté et finalement, l’agenda global du CNDD n’a pas été accompli. Cette fois-ci, nous voulons que Doumbouya qui a commencé cette transition, qu’il la termine. Donc nous lui donnons ces 36 mois », a dit Bogola Haba, qui fait savoir que le peuple de Guinée n’a pas besoin de manifestations pendant cette période de transition.
« Nous ne pouvons pas accepter que ces manifestations soient organisées et qu’il ait un seul mort. Nous ne voulons pas de morts durant cette transition», a-t-il lancé.
Bah Mohamed

