Alors qu’ils étaient demandeurs d’un cadre de dialogue, quelques grands partis politiques guinéens ont boycotté le 15 avril dernier, la session inaugurale du cadre de concertation inclusif. Pour le secrétaire exécutif du CNOSCG, ceux qui ont boudé cette cérémonie ont juste prouvé qu’ils sont incohérents dans leur démarche.
Dans une entrevue accordée à notre rédaction, Gabriel Haba a dénoncé l’absence de l’UFDG, le RPG Arc-en-ciel; l’UFR et autres de ce cadre de concertation inclusif, dont les activités ont été récemment lancées par le président guinéen de la transition.
« Je pense que c’est une incohérence que de demander un dialogue et lorsqu’on t’offre un espace, et tu t’absentes. C’est le début d’une collaboration qu’on ne doit pas bouder. Je pense que ceux qui ne sont pas venus autour de table n’ont pas raison. Ils n’ont pas la raison de bouder ce cadre là.
Il faut venir dans un premier temps, c’est dans les discussions qu’on peut faire prévaloir nos aspirations. Donc j’admets encore que c’est une erreur et, le moment où je parle, la majeure partie de ces acteurs ont compris l’objet pour lequel ce cadre a été créé, je pense qu’il vont revenir autour de la table. Surtout qu’il y a eu des actes très responsables de la part des nouvelles autorités qui, encore tendent la main à tous les acteurs politiques pour qu’on vienne autour de la table pour discuter », a-t-il souligné.
Dans un pan de leurs revendications, ces partis réfractaires, disent vouloir un cadre de dialogue seulement entre le gouvernement et les partis politiques. Chose qui choque Gabrielle Haba.
« C’est inacceptable que certains demandent carrément d’exclure la société civile. Nous voulons fonder un État de droit. Nous voulons construire des institutions démocratiques, où chaque entité participera à l’animation de la vie publique. C’est une chose et son contraire, de vouloir asseoir une démocratie et demander l’exclusion d’une entité importante dans la construction dans notre pays. Je n’en veux pas assez ces acteurs, puisque les gens sont habitués à une mauvaise pratique en Guinée dans la gouvernance du pays.
Habituellement, ce sont des cadres de dialogue, l’opposition et la mouvance se réunissent pour discuter des intérêts partisans et voilà, l’intérêt n’est pas intéressant. Que le peuple soit défendu ou pas, ça ne les intéresse pas. Ce sont des intérêts politiciens où les gens se répartissent les avantages. Et pour le reste, ils s’en fichent du peuple. Ce ne sont plus des genres de comportements que nous devons encourager dans notre pays », a-t-il conclu.
Bah Mohamed
