Invité de l’émission les GG de la radio Espace Fm de ce lundi, 17 avril 2022, l’ancien coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Abdourhamane Sano a lancé un message fort au président du CNRD, Colonel Mamadi Doumbouya pour la réussite de cette transition.
Abdourhamane Sano invite l’homme du 05 septembre au sens d’écoute.
“Je voudrais demander très humblement au Colonel Mamadi Doumbouya d’écouter. Je comprends ce qui l’anime personnellement, mais lorsqu’on est à la tête de l’État, je voudrais le rappeler ce que je l’ai dit dans la nuit du 20 qu’il y a le militaire, il y a le chef de l’État. Il n’a qu’à œuvrer à réduire le cap entre le militaire et le chef de l’État. L’État n’est pas quelque chose qu’on peut régenter comme une unité militaire, il a ses contraintes, il a ses exigences, il a ses prescriptions. Lorsqu’on voit la situation de notre pays, le comportement du leadership, on est constamment révolté. Mais, la gestion de l’État repose sur des procédures, des lois, des règlements qu’on ne peut trahir, à moins de vouloir trahir les actes qu’on pose. Je voudrais qu’il fasse les choses dans le respect des procédures, des règles, de nos lois et qu’il sache que rien ne nous appartient en tant qu’être humain, absolument rien. Hier, c’était d’autres qui étaient là, demain d’autres viendront encore . Il a de grandes ambitions pour le pays, mais la manière risque, la façon de faire, s’il n y prend pas garde, cela risque de trahir son projet”.
Poursuivant, cet opposant au 3ème mandat d’Alpha Condé tient pour responsables tous les acteurs de la vie de la nation par rapport à l’état actuel du pays. Avant de prévenir les autorités de la transition des dangers qui guettent la bonne réussite de cette transition.
“Pour tous les acteurs acteurs, nous sommes tous responsables de la situation dans laquelle on est aujourd’hui. Je veux parler précisément aux acteurs politiques, aux acteurs de la société civile, habitants de médias, les syndicalistes,le leadership et l’élite qui a démissionné et dont la démission fait très mal au pays. Réveillons-nous, prenons nos responsabilités et faisons en sorte que ça soit l’intérêt général qui guide toujours nos pas. Un bonheur ne peut pas être isolé et non être personnel, il est lié du fait aussi des autres. J’espère que cette transition serait la dernière en tout cas de gestion de l’armée au pouvoir. Je voudrais souhaiter que cette transition soit la meilleure et nous devrons nous y battre. Mais les risques sont là, il y a des gros risques que cette transition là nous amène devant des difficultés regrettables”, a t-il prévenu.
Camara Mamadouba
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