L’ancien coordinateur national du FNDC était l’invité de l’émission les Grandes Gueules de radio Espace Fm de ce lundi, 18 avril 2022, où, il a parlé de la transition que traverse la Guinée depuis le 05 septembre 2021. Abdourahamane Sanoh puisque c’est de lui qu’il s’agit, a, tout d’abord, évoqué sa perception vis-à-vis de cette transition conduite par les militaires à leur tête, le Colonel Mamadi Doumbouya.
Sans langue de bois, Abdourahamane Sanoh trop silencieux depuis le coup d’Etat qui a renversé Alpha Condé, dit à qui veut l’entendre qu’il n’est pas à la recherche d’un poste.
«Après le coup d’État, le président de la transition a décidé de nous rencontrer, mais personnellement, je ne veux absolument rien de rôle ou fonction à jouer dans la transition. Ça, c’était une position personnelle. Je l’ai dit tout de suite et c’était clair. En tout cas moi Abdourahamane Sanoh, je n’ai aucune frustration à ressentir, parce que tout simplement, je n’ai pas besoin d’un poste.
J’avoue qu’il y a eu discussions, pas avec moi. Parce que moi, il (président de la transition) ne me l’a pas dit et je n’ai pas attendu non plus qu’on me le dise. Donc moi ma position est claire. Parce que la prédisposition du FNDC, c’était de soutenir la transition pour qu’on échoue pas cette opportunité », a-t-il dit, avant de renchérir :
« Donc on voyait la transition comme une opportunité qu’il ne fallait pas perdre. Et les trois raisons qui nous ont amenés à soutenir, presque ce n’était pas superflu. La première raison, ce qu’on considérait qu’ils vont parfaire notre combat, que ça plaise ou que ça ne plaise pas. Donc on les considérait comme des partenaires naturels. La deuxième chose, c’est que pour nous, avant ils étaient en face de nous. En face du peuple, il y avait des forces de sécurité, y a eu des morts, des blessés, des dégâts matériels ; on a vu ça. La troisième raison, c’est que nous nous avons fondé le FNDC à partir des forces sociales sur un esprit de rassemblement. Parce qu’on était déjà dans un contexte trop clivant où les acteurs ne se parlaient pas. Donc pour nous, c’était un défi de rassembler tout le monde. J’ai dit à Colonel Mamadi Doumbouya, le terme rassemblement dans votre dénomination, résonne en nous comme étant une identité d’idéal », a indiqué Abdourahamane Sanoh.
Bah Mohamed