C’est un fait insolite que votre quotidien lerevelateur224.com vous emmène à découvrir au quartier Sinkèfara, dans la commune urbaine de Kankan. Construite, une décennie après l’accession de la Guinée à l’indépendance, le lycée Ahmed Sékou Touré n’a jamais abrité d’élèves, selon le chef Secteur du quartier susmentionné.
Chose qui a facilité sa ruine, puisque cette école est désormais devenue un dépotoir d’ordures sous les yeux impuissants des autorités éducatives.
Construite depuis 1960 sous le régime de feu Ahmed Sekou Touré dont elle porte le nom, cette école n’est que l’ombre d’elle-même désormais. Avec une toiture complètement en lambeau, les herbes règnent en maîtres dans les salles de classe en lieu et place des tables-bancs.
A première vue d’ailleurs, on sent automatiquement que ce lycée ôté de toutes ses portes meurt d’un long et gigantesque manque d’entretien. Même si le chef secteur, Bachir Camara croit encore qu’il n’est pas trop tard pour sauver ces bâtiments vieux de de 62 ans.
« Cette école a été construite depuis au temps de Sekou Touré sous forme de lycée.
Elle devrait être inaugurée la même année mais tel n’a pas été le cas. C’est raison pour laquelle, vous la trouvez délabrée. L’aspect que présente l’école est vraiment décourageant, parce que les tôles sont partis à la volée du vent, il n’y a pas de portes, et la cour est envahie par les herbes et les ordures. Dans ce cas, sa récupération est nécessaire », a dit Bachir Camara, chef secteur 5 de Sinkèfara.
Plus loin, notre interlocuteur exprime son inquiétude vis-à-vis de l’abandon total dont souffre ce lycée. A l’en croire, si rien n’est fait pour sa rénovation, cette école risque de servir:
«De coin de rendez-vous des bandits. Vous voyez, il n’ya pas de portes, ni fenêtres. Les autorités éducatives de Kankan? Elles fréquentent ici parfois dans le cadre de la visite. Pour le cas des ordures, vraiment je ne pourrai pas gérer seul. Imaginez les gens quittent à Foussein et Karifamoriya pour venir jeter les ordures ici. Et, l’école fait face à un marché. Pourtant, le marché produit beaucoup d’ordures. Je souhaite que l’autorité pense à cette école pour quelle soit au profit des élèves de ce quartier qui parcourent une longue distance chaque matin pour rejoindre leurs écoles respectives », a-t-il conclu avec un ton de désespoir.
Depuis sa construction, jusqu’en 2011 et 2012, le lycée AST n’avait jamais été utilisé. Sauf pendant la rénovation du lycée morifindjan Diabaté, où les élèves y ont été transférés là, pour un bref temps.




De Kankan, Mohamed Lamine DIANÉ pour lerévélateur224.com
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