Érigé en 1978, le Musée de Boké était construit à l’origine pour le campement du Commandant de cercle lors de la pénétration coloniale. Avec quatre(4) pièces, dont la salle de la sentinelle, celle des archives, de la réception et une autre de la cave souterraine, lieu où on mettait les esclaves pour un aller sans retour au bercail. Bien qu’il soit restauré, ce temple de l’histoire de certaines communautés de la Basse Guinée regorge en son sein plusieurs vestiges sacrés qui doivent être valorisés, à en croire le guide Amadou Traoré qui déplore un manque d’équipements dans cette maison historique.
Selon les explications du guide Amadou Traoré, ce musée ne bénéficie d’aucun soutien de la part des autorités.
» Notre difficulté est qu’on a pas d’abord reçu de soutien au niveau de l’autorité depuis sa restauration en 2021. Mais notre premier souci actuellement est comment avoir un fonds pour l’entretien du Musée auprès des autorités ? Il y a beaucoup de matériels qui nous manquent pour la valorisation du Musée tels que les caméras de surveillance, les enregistreurs ou encore les moyens de déplacements qui pourront nous aider à approfondir nos différentes recherches dans les villages ainsi que des matériels de sonorisation. Le Musée a urgemment besoin de tout cela”, a-t-il fait savoir.
Dans ce musée, se trouve aussi les œuvres historiques de quatre (4) communautés qui sont les Baga, les Landouma, les Mikhi Forêt et les Nalou.
“Lorsque le Musée a été érigé en 1981, chacun des chefs traditionnels de ces ethnies citées, ont jugé nécessaire de ramener leurs pièces sacrées ici afin d’être exposées au public. Parmi elles, vous connaissez le masque appelé le N’Dimba, que les gens prononcent le Nimba, c’est une pièce sacrée. La pièce là est la déesse de la fécondité dans la communauté Baga”, a expliqué notre interlocuteur.
Moussa Rama, de retour de Boké, pour Lerevelateur224.com