Le CNRD a jusqu’au 25 avril prochain pour présenter un calendrier acceptable de transition. C’est le moins l’ultimatum qu’a donné la CEDEAO à la junte guinéenne lors du sommet extraordinaire tenu samedi dernier à Accra, où la situation en Guinée, au Burkina Faso et au Mali a été examinée. Selon les chefs d’État de cette institution sous régionale, les autorités de notre pays vont s’exposer à des sanctions si toutefois elles passaient outre cet ultimatum.
D’ailleurs pour quelques opposants, la junte au pouvoir en Guinée ne devrait pas attendre ces menaces de la CEDEAO pour sortir un chronogramme. C’est le cas de Cellou Baldé de l’UFDG qui pense que ces menaces pouvaient être évitées si le CNRD était dans le sérieux. Il l’a dit dans l’émission « on refait le monde » de Djoma TV ce lundi, 28 mars 2022.
«On n’avait pas besoin d’attendre d’être menacé pour avoir chronogramme. On aurait pu avoir un chronogramme avant même que le CNT aille sur le terrain. Mais, je crois que même un mois c’est trop. Aujourd’hui, s’il y a la volonté, s’il n y pas un agenda caché au niveau du CNRD et du gouvernement, on peut se retrouver rapidement, mobiliser les forces vives de la nation, ouvrir le cadre de dialogue, que chacun vient avec sa proposition. C’est en ça que je ne comprends pas le CNRD, pourquoi on refuse le dialogue si nous ne sommes candidats à rien, si nous n’avons pas de candidat, nous n’avons pas un agenda caché. Pourquoi ne pas mettre les forces vives de la nation pour faire des propositions pour un chronogramme consensuel. Pourquoi ne pas mettre ensemble les gens, prendre des mémos qui ont été déposés. Il y en a qui ont proposé 15 mois, il y en a qui ont proposé 3 ans, il y en a qui sont même allés à 4 ans ou 5 ans. Pourquoi on n’allait pas se retrouver, arrondir les angles pour avoir un chronogramme rationnel qui tient compte des réalités de cette transition là », a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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