En prélude à la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse prévue le 03 mai, la Ministre de l’information et de la Communication, Rose Paula Pricémou a rencontré les associations de presse ce vendredi, 11 mars 2022 au siège de son département à Kaloum. Aucours de cette réunion préparatoire, la ministre et ses invités ont discuté des voies et moyens pour la réalisation des activités et pour une célébration réussie de cette journée de la liberté de la presse.
Devant les hommes de médias, Rose Paula Pricemou a fait savoir ses préoccupations pour l’indépendance de la presse dans notre pays.
“Les associations de presse savent que le département de tutelle qui est celui du ministère de l’Information et de la Communication couvre à la fois, les acteurs des médias publics, mais aussi des acteurs des médias privés. Donc, nous voulons qu’il y ait une synergie d’action pour la réussite de ce grand événement qui est la journée de la liberté de la presse. Nous voulons travailler en cohésion et faire de ce même jour, une journée où nous allons montrer aux yeux de toute la population guinéenne que les acteurs du monde des médias sont un et ensemble pour la réussite de cette transition. Nous allons profiter à l’occasion de ce jour de célébration de la liberté de la presse pour réfléchir ensemble sur les conditions de vie des acteurs des médias. Nous allons réfléchir ensemble sur comment réussir au mieux notre travail, comment vivre décemment de ce métier qui est noble et sur lequel compte l’ensemble du gouvernement de la transition”, a-t-elle déclaré.
Au sortir de cette réunion qui a duré des heures, Amadou Tham Camara, président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), a fait savoir que la loi sur la liberté de la presse a besoin d’être améliorée.
“Pour une fois, nous voulons que cette fête soit inclusive, c’est à dire qu’il n’y ait pas de différence entre la presse publique et privée que tout le monde soit associé à la préparation de sorte qu’au sortir de cela qu’il ait des travaux en amont qui sont importants. Notamment, des propositions qui vont être faites pour améliorer la loi sur la liberté de la presse. Donc, il y a une commission qui va être mise en place. Parce que, vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui qu’il y a des nouveaux médias comme le web TV et radios qui ne sont pas dans cette loi. Il y a également des dispositions qui doivent être corrigées. Donc, avant le 3 mai, c’est de travailler sur comment améliorer notre loi et ainsi, nous aurons un projet de loi que nous allons d’abord transmettre au gouvernement pour son appliquer, ensuite transmettre au CNT pour adoption » A-t-il fait savoir
Pour sa part, le Secrétaire Général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a fait remarquer une insuffisance au niveau des panels prévus à cet effet.
“On a constaté que parmi les panels qui étaient prévus, il y avait un manque d’une préoccupation réelle des employés. C’est pourquoi on a proposé : Panel, conditions de vie et de travail des journalistes. Donc, au cours de ce panel, on pourra longuement échanger sur nos conditions de vie et il sera question de revenir sur la convention collective. Cela était une préoccupation du SPPG”, a souligné Sékou Jamal Pendessa.
A noter qu’une commission composée de journalistes expérimentés sillonnera quelques universités et écoles de journalisme afin d’échanger avec les étudiants avant cette date du 3 mai.
Moussa Rama, pour Leveletaeur224.com
