Rencontre d’échange et de partage d’information ce vendredi à la Cour d’Appel de Conakry entre le Procureur Général et les procureurs d’instance de son ressort notamment de la basse côte et de la Moyenne Guinée.
Ladite rencontre a permis à ces magistrats d’évoquer plusieurs sujets liés au bon fonctionnement du parquet mais également sur les rapports entre le parquet général et les parquets d’instance. Parmi ces sujets, figurent la problématique de la communication et celle liée à la question de mobilité des magistrats
« Je suis à mesure, après tout ce qu’on s’est dit sous la direction et le contrôle de Monsieur le Procureur Général de dire sans le moindre risque de me tromper que l’échange a été fructueux. Nous avons beaucoup appris et nous sortons d’une véritable école (…) Il s’agit par exemple de la communication, dès lors nous, Procureurs, nous sommes informés d’une situation dans sa juridiction, il remonte au Procureur général ou à l’avocat général qui est dévoué par le PG à l’effet de superviser cette juridiction. Cette communication nous permet d’aller avec un mouvement d’ensemble. C’est-à-dire que, tout ce qui se produit par exemple à Forécariah, qu’à la minute près que le procureur Général ou un de ses avocats généraux en soit informé pour qu’ensemble, comme on le dit que nous dansions d’un même rythme » à proposer Amadou Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Forécariah.
Pour sa part, le Procureur Général a pris l’engagement de faire remonter toutes les difficultés évoquées à cette rencontre par les magistrats à qui de droit, notamment celle liée à la mobilité.
» Vous savez, un service de parquet à un devoir de contrôle et d’inspection des services de police judiciaire. Mais qui parle d’inspection, parle quelque part de déplacement, de mobilité. Il faut qu’il se rende dans les lieux les plus reculés pour pouvoir non seulement respecter mais remonter aussi les informations au Procureur Général. Donc, le problème a été posé et je sais que M. le Président de la République qui est le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature saura penser à ces questions avec bien entendu l’apport du Ministre de la justice, M. Alain qui vont certainement définir en commun accord avec tous les acteurs, les besoins en termes de logistiques et autres. Je sais que ça ne sera pas facile, mais vous aviez déjà vu au niveau de la CRIEF, l’effort que M. le Président de la République a fait pour doter cette juridiction de véhicule, c’est du jamais vu. Donc, nous pensons que si la justice doit être la boussole pour tout le monde, il fera autant pour nous tous dans la limite des besoins et selon la disponibilité de ce qu’il a. je sais que ce n’est pas la volonté qu’il manque. Il le fera », a soutenu Alphonse Charles Wright.
Moussa Rama, pour Leverelateur224.com
