Après les debats dans le dossier de Cellou Dalein Diallo, le tribunal de première instance de Dixinn vient de renvoyer le procès opposant le président de l’UFR à la direction générale du patrimoine bâti public. Il s’agit d’un deuxième renvoi dans cette procédure engagée devant la juge des référés du tribunal de première instance de Dixinn pour demander l’arrêt de l’exécution de la décision d’expulsion de l’ancien Premier ministre. Comme dans l’autre dossier, l’agent judiciaire de l’État a demandé à la juge de se déclarer incompétente à juger cette affaire.
Au sortir de l’audience, maître Salifou Beavogui et ses confrères de la partie civile ont fait savoir que la juge n’aura pas d’arguments pour se déclarer incompétente dans ce dosser.
“Comme je l’ai dit, depuis plus de 11 ans, nous sommes un peu dans ces genres de dossiers. Dès que vous attaquez l’Etat, quand il vient devant les juges, n’ayant pas d’arguments, il soulève souvent l’incompétence du juge ou le caractère sérieux de la contestation. Vous vous rappellerez de la fermeture du siège de l’UFDG, le retrait des passeports, la liste est longue. Donc, c’est une façon de faciliter le travail aux juges pour qu’ils se tirent d’affaire sans prendre une quelconque conséquence. Donc nous avons exhorté les juges, nous leur avons dit que nous venons de sortir de 12 années de ce genre de situations. Qu’il n’est plus facile pour un juge de se déclarer facilement incompétent quand la loi lui donne expressément la compétence. Parce que pour l’État, nous devons aller nous promener vers la Cour Suprême, devant la chambre administrative. Peut-être là-bas aussi, on va nous dire que cette chambre est incompétente et finalement, à quelle porte nous allons taper?”, s’interroge t-il
L’affaire est renvoyée au 28 février prochain date à laquelle, la juge va rendre son verdict sur la compétence de sa juridiction à juger ce dossier.
Bah Mohamed
