En pays peul, on dit souvent que: “ le pouvoir, c’est comme un fou étranger. Il vient sans avertir, et repart sans donner aurevoir”. Il est fait de mystère et vit de surprise.
Il est important de rappeler ici, que rien n’est éternel sur terre. Qu’aucune force n’a su et pu dompter la marche du temps, ni alterer au destin tout tracé de tout individu.
De la prison au Palais et du Palais à la prison, des exemples n’en finissent point. Et rien n’arrive au hasard. Tout est question de destin.
Alpha Condé a été arraché du pouvoir dans un contexte inattendu. Quand son heure de départ a sonné, rien n’a freiné la marche du temps.
Des hommes se sont succédé au sommet de l’État, mais le peuple, lui, a toujours démeuré. Il vit, suit et subit chaque périple de son histoire. Il a été témoin de plusieurs événements, mais il n’a jamais perdu son statut de souverain éternel et de témoin occulaire.
Même les régimes les plus injustes, sauvages et brutaux ont fini par disparaitre.
Une façon de dire: “ le Soleil de haute levée n’est pas de durée”.
Le pouvoir, c’est comme de la bière. Ça se consomme avec modération. La dose dans tout!
Les forts d’hier sont des faibles d’aujourd’hui. Et ceux de maintenant ne le sont pas forcément demain.
C’est l’exemple le plus abouti que la roue tourne et que rien n’est éternel!
Réflechissons, ensemble et moralisons nos actes.
Tout se paye ici bas!
Par Habib Marouane Camara, Journaliste-éditorialiste.
