Le consortium SMB-Winning a animé une conférence de presse ce jeudi 17 février 2022 à son siège situé à Kaloum.
L’objectif de cette conférence consiste à apporter des éclaircissements suite à l’article paru dans les colonnes de l’Afrique XXI sur le prix de la bauxite.
Tout d’abord, Frédéric Bouziques, Directeur Général de SMB a tenu à préciser que ce consortium a créé en sept (07) ans 20 000 emplois directs qui ont généré 1 milliard de dollars dans l’économie guinéenne pour un investissement de 3 milliards de dollars :
“Le consortium c’est une activité qui a démarré en 2015 avec un projet de la bauxite dans la région de Boké. Cette activité là aujourd’hui représente un peu plus de vingt mille (20 000) emplois directs. Je vais prendre, UMS, nos collègues à la marine et à la logistique maritime, les constructeurs, ceux qui font les routes pour nous. Je vais prendre tous ces emplois qui sont directement liés, qui sont aussi une partie importante de notre projet. Ces 20 mille emplois directs depuis 2015 ont généré pratiquement un (01) milliard de dollars de contribution directe à l’économie guinéenne. C’est un projet important qui a permis de réaliser de grandes choses. C’est plus de 3 milliards de dollars d’investissements cumulés dans la région de Boké. Et, le consortium est aujourd’hui, partie prenante du projet Simandou. Le projet Simandou, c’est aussi 15 milliards de dollars d’investissement sur les prochaines années en deux phases détaillées qui, à la mise en service permettra aussi de générer 1 milliard de dollars par an de recette de contribution directe à l’Etat. Tout ça, ce sont des perspectives importantes que nous devons chacun garder en tête lorsqu’on parle des activités minières. Mais aussi en particulier du consortium SMB et de ses partenaire”, a-t-il précisé.
Pour sa part, Ismaël Diakité, DGA de la SMB est revenu sur le processus de la fixation des prix.
L’ingénieur (Ismaël Diakité ndlr) vous dira que mon prix commence dans l’utilisation de tous les intrants que j’utilise pour abattre le minerais et le mettre à la disposition de ceux qui vont le transporter par des camions. La formation du prix commence à ce point là. On décape, on explose, … on fait le tas et quelqu’un vient prendre. On le transporte par les camions par le chemin de fer, ça arrive au port, ça un coût, par ce que entre temps, il y a des prix qui ont été intégrés. De là encore, la mer commence. Après le port, c’est les barges jusqu’au port de transbordement où les navires viennent accoster, il y a un prix. Ensuite, on embarque dans le bateau, c’est à partir de ce moment que les éléments du commerce international s’intègrent dans le prix. Nous c’est à la fois le Caromine, à la porte de la mine, c’est le DAT qui compose un prix et il y a le FOB. Toute cette chaîne de dépenses est répercutée sur le prix avant que le navire ne parte. Le navire va partir de là, il va aller à son port. Donc, à chaque étape, le prix intègre des coûts, des charges qui vont se répercuter sur le prix de revient chez le client. Et de là, maintenant, le marché intervient et les facteurs de qualité essentiellement l’Alumine, la teneur en eau et la teneur en silice vont contribuer à former le prix de la vente. À côté de cela, il y a la concurrence. Certains viennent avec des produits à 50%, nous on vient avec des produits qui ont entre 43 et 44%, ce n’est pas la même enseigne, ça c’est un élément fondamental. Le deuxième élément fondamental, la technologie utilisée pour extraire votre minerais. On ne peut pas comparer une compagnie qui est dans la zone avec une autre, on a pas les mêmes modèles d’affaires, on est pas exposés aux mêmes types de situation dans les mines et dans les transports”, a-t-il’détaillé.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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