Suite à un courrier de l’Association des victimes du camp Boiro, relatif à la rebaptisation de l’Aéroport de Conakry, la présidence de la République dans son courrier-réponde n’y va pas du dos de la cuillère.
« La rebaptisation de l’Aéroport est une décision souveraine et assumée », répond le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Colonel Amara Camara, à l’AVCB.
Au lendemain de la publication de cette lettre-réponse dans les médias, Hawa Dramé, membre de l’association des victimes dit être surpris de la réponse donnée par le Secrétaire Général de la Présidence qui, pour elle ne devrait pas répondre à ce courrier qui a été exclusivement adressé au Président de la transition, le Col. Mamady Doumbouya.
Plus loin, cette victime, déclare que la réponse reçue dans ce courrier manque de compassion de la part des nouvelles autorités vis-à-vis des victimes du premier régime qu’elles sont.
« La première surprise, c’est la rapidité avec laquelle cette réponse est arrivée. Parce que le courrier a été déposé le 30 décembre et la réponse a été apparemment écrite dès le 31. Déjà cela, est une célérité dont on n’a pas l’habitude, donc c’était une surprise. La deuxième des choses, c’est la déception, parce que la lettre que nous avons envoyée est adressée à celui qui a fait le décret, c’est-à-dire, au Président Doumbouya. Et en principe, je ne suis pas juriste, mais j’écoute, j’ai l’humilité de ceux qui savent. Quand on fait un recours gracié, on a dressé une correspondance à la personne qui a pris la décision et par retour du courrier, normalement, c’est cette personne qui doit vous répondre. Or, le courrier que nous avons reçu, ne mentionne nulle part le nom du Colonel Mamady Doumbouya », fait remarquer Dame Hawa Dramé et d’ajouter:
« On ne sait pas si c’est lui qui a donné cette réponse ou si c’est sous-couvert que ça été fait. Là aussi, une grosse déception par la gestion de ce recours gracié et je dirais aussi le manque de respect à toutes ces victimes que nous représentons. En suite, le ton qui a été employé dans cette lettre ou disparaît un manque de compassion, alors que sans compassion, une société n’est pas viable (…)cette lettre réponse manque de compassion et montre ce qu’on appelle vulgairement ‘’l’effet du prince’’c’est-à-dire, je décide, circulez, il n’y a rien à voir » regrette cette membre de l’Association des Victimes du Camp Boiro.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com